Medellia au V.I.T.R.I.O.L: creuse, trouve.
J’interromps les publications sur ce blog pour quelques temps, afin de recharger les batteries. Ne croyez donc pas que je pars en « vacance », j’évite de m’insulter en pensant que je ne vais rien faire de cette torpeur auguste pénible. Au contraire.
De retour fin août ou en septembre, après quelques temps d’un repli stratégique qui me donnera enfin le temps d’accoucher en cachette.
Vous trouverez donc peut-être ici, si je brûle ardemment de revenir en ces lieux désertiques et bien sombres, des notes sur Wyndham Lewis et ses mémoires, Philippe Muray l’intégrale, E.R. Dodds et l’âge d’angoisse, Pétrarque traduit par Denis Montebello, Arthur Cravan précipité par Lacarelle, Léon Bloy et sa sueur de sang, le pamphlet selon Frédéric Saenen, le catalogue de l’exposition Crime et Châtiment sous la direction de Jean Clair, deux histoires de l’Islam sous les plumes de Sabrina Mervin et Claude Cahen, Ralph Keysers et son intoxication nazie de la jeunesse allemande, Métacortex de Dantec, Las Casas et sa destruction des Indes, Adalbert Stifter le faux calme, [Plotin et son regard simple, l’imposture de Bernanos, Dagerman et ses condamnés sous réserve que, comment dire… j’évolue assez vite pour effleurer l’idée folle d’avoir quelque chose de propre à en dire], le dernier Bret Easton Ellis, quelques hérétiques… de ma composition ou de celle de plumes amies. Inutile de vous rappeler que ce sera toujours autant le bordel par ici. Sans aucune fantaisie. Et en serrant plus que jamais de près les valeurs sûres. Comme je suis incapable de me forcer, nous en reparlerons, de ce gentil programme.
En attendant, voici un modeste index des auteurs /ouvrages que j’ai le plus aimé évoquer ces temps-ci, fût-ce n’importe comment, pour faire figure de best of et de tendre au-revoir:
Artaud Antonin, Histoire vécue d’Artaud-Mômo
Asensio Juan , La littérature à contre-nuit, La Chanson d’amour de Judas Iscariote
Chessex Jacques, Le vampire de Ropraz
Churchill Winston, Discours de guerre
Dagerman Stig, La dictature du chagrin
Dantec Maurice G., American Black Box
Farid Ud-din’ Attar, La conférence des oiseaux
Gomez Davila Nicolas, Le réactionnaire authentique
Héronnière Edith de la, Le labyrinthe de jardin
Herr Michaël, Putain de mort
Hess Karl, Petit traité du bonheur et de la résistance fiscale
Hofmannsthal Hugo von, Lettre à Lord Chandos
Huxley Aldous, Jaune de crome
Labriolle Pierre de, La Réaction païenne
Martinet Jean-Pierre, La Grande Vie
O’Brien Dan, Les bisons de Broken-Heart
Pessl Marisha, La physique des catastrophes
Picard Georges, De la connerie
Quignard Pascal, La barque silencieuse
Ray Jean, La cité de l’indicible peur
Remarque Erich Maria, À l’Ouest rien de nouveau
Rule Ann, Un tueur si proche
Tomkiewicz Stanislas, L’Adolescence volée
Velut Stéphane, Cadence
Mhh, c’est mince.
Que pourrais-je donc rajouter pour étoffer ces jambes cacochymes? Ah, oui, regardez ces soutanes tissées pour tout couvrir, il se pourrait un jour que toutes je les retire :
Sur scène, Thomas, je serais victorieuse !
Soyez patients, il y a des victimes
Because the night belongs to… nightmares
Nathanaël, descends de moi mais n’oublie jamais de remonter
De l’image ? Mais qui tache, alors:
La Vida Loca ou comment mourir pour rien ni personne
Salo, ou comment j’ai perdu ma virginité
Enfin, selon mes statistiques, LA note superstar, allez savoir pourquoi:
Ma condition féminine, ou femme qui lit à moitié hors de ton lit
Sinon, j’ai aussi un travail :
À bientôt peut-être, ne pleurez pas je suis juste à côté, je laisse la lumière allumée dans le
couloir.