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Medellia au V.I.T.R.I.O.L: creuse, trouve.

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"Un livre qu'on soutient est un livre qui tombe" disait Rivarol. Qu'à cela ne tienne...

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Quelque chose noir

Méditation de l’indistinction, de l’hérésie

 

Il y a trois suppositions, la première, ce n’est pas trop d’y mettre un ordre, c’est qu’il n’y a plus. Je ne la nommerai pas.

 

Une deuxième supposition, c’est que rien ne saurait se dire.

 

Une autre supposition enfin, c’est que rien désormais ne lui est semblable. Cette supposition destitue tout ce qui fait le lien.

 

De certaines de ces suppositions se déduisent, sans pertinence, des propositions comme chaîne.

 

De ce que rien désormais ne lui est semblable on conclura qu’il n’y a que du dissemblable et de là, qu’il n’y a aucun rapport, qu’aucun rapport n’est définissable.

 

On conclura à l’impropriété.

 

Tout se suspend au point où surgit un dissemblable, et de là quelque chose, mais quelque chose noir.

 

Par la simple réitération, il n’y a plus, les touts se défont en leur tissu abominable : la réalité.

 

Quelque chose noir qui se referme. Et se boucle. Une déposition pure, inaccomplie.

 

Jacques Roubaud, Quelque chose noir.

Publié le 03/11/2008 à 22h47 dans Melancholia: de la bile noire sur la page

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