« Anarchiste de droite » ne veut strictement rien dire, c’est un terme qui avoue l’impuissance de celui qui l’utilise à en étiqueter un autre, probablement plus libre que lui.
« Anarchiste de droite » ne veut strictement rien dire, c’est un terme qui avoue l’impuissance de celui qui l’utilise à en étiqueter un autre, probablement plus libre que lui.
La secousse myoclonique intervient pendant la phase légère du sommeil, alors que notre inconscient veille sur notre repos. Il arrive que cet inconscient se trompe, panique, et pense que nous sommes en train de mourir et pas de nous endormir. Il envoie alors une impulsion dans les muscles, qui nous fait sursauter, et qui sait… revenir à la vie.
C’est tout de même bien fait, un organisme.
On assurait jadis qu’il fallait manger un chat noir pour guérir du lumbago.
Marie-José Grigoriantz, Dictionnaire insolite des superstitions populaires, Cosmopole, 2001, 7€.
Bonace (n.f., XIIe s.)
Les plaisanciers peu expérimentés se méfient des océans chahutés par les vents capricieux. Et plutôt que d’essuyer un grain féroce, ils préfèrent la bonace, c’est-à-dire une mer étale, lisse comme un tissu de soie.
Par extension, le mot s’applique au comportement humain pour caractériser l’absence d’agitation. Il devient alors synonyme de tranquillité, d’immobilité, voire de sérénité.
Daniel Lacotte, Petite anthologie des mots rares et charmants, Albin Michel, 2007.
« Une analyse lexicographique de Mein Kampf révèle que son auteur a utilisé à maintes reprises le terme Gift [poison, venin] et ses dérivés. Cette
curieuse obsession est l’objet de ce chapitre. […]
Pour Hitler, l’ouvrier non qualifié de Vienne, la misère sociale est source de brutalités physiques qui éclatent au sein du couple et a pour effet
que les enfants des milieux défavorisés soient moralement « empoisonnés » [ Moralisch angegiftet]. Ils rejettent toute autorité car ils
n’ont connu que « saleté et détritus ». […]
Le combattant Hitler a été intoxiqué par l’ypérite (le gaz moutarde [vergiftlet
durch Gelbkreuz]) le 14 octobre 1918 à Ypres, ce qui a provoqué chez lui une cécité passagère. Il utilise ici le vocable « empoisonner » au sens propre, ce qui est
rare.[…]
Le moraliste rigoureux Hitler veut régénérer le corps et l’esprit de la race allemande, livrer le combat contre
l’ « empoisonnement » de l’âme et mettre en œuvre simultanément l’éducation du corps. La jeunesse subit une mauvaise influence sexuelle par le théâtre, l’art, la littérature, etc.
Il réclame un « nettoyage en profondeur ». […] Le sang allemand, pour Hitler, a été « empoisonné » essentiellement à partir de la guerre de Trente ans et ceci en raison des
frontières ouvertes de l’Allemagne qui ont permis a des étrangers de se mêler à la population allemande. Il regrette que le peuple allemand ne dispose pas de cet instinct de préservation des
troupeaux. Il convient, par conséquent, de procéder à une régénération lente de la race et d’éliminer le « venin » qu’elle contient. Il tire directement argument de Dieu lui-même en
condamnant le mélange des races. Il compare le mariage interethnique à un péché capital auquel il convient de mettre un terme. […]
Hitler attaque à nouveau les marxistes et reprend l’argument des ouvriers allemands qui se sont battus en 1914. Ce fait – à ses yeux – prouve que la doctrine marxiste n’a pas encore pénétré au
plus profond de la société ouvrière. Toutefois, tous ceux qui, au cours de la guerre, se sont à nouveau tournés vers le marxisme ont été perdus pour la patrie allemande. Il aurait fallu selon
lui, exposer au gaz toxique [Giftgas] douze à quinze mille de ces « pervertisseurs hébraïques » [hebräische Volksverderber] du peuple allemand, comme l’ont été sur les champs de bataille des centaines de milliers des meilleurs travailleurs allemands. Cela aurait pu changer le cours de la guerre. »
Ralph Keysers, Cinq mots forts de la propagande nazie, Klincksieck (coll. Pouvoirs de persuasion), 2008, chapitre 4, pp 94-108.