• Ténèbres de Pilorge... (14/07/2008 publié dans : Ecrits vains )
    Amoureuse repentie, lucide, sérieuse, désagréable, lubrique, irrationnelle, distante, faussaire, je le confesse, je le fus. Etre sage et tempérante, ludique ou remarquable, par accident, tout au plus, je le pus. « On n'aime qu'une fois » est la folle complaisance de l'éploré qui ne veut...
  • Soyez patients, il y a des victimes (28/06/2008 publié dans : Ecrits vains )
    Sors de là, sors de là…allez… La tôle tordue et brûlante s’immisce avec une douceur déconcertante entre ses omoplates, le gros coussin grotesque l’empêche de respirer, et la flaque brune grandit comme une magnifique offrande aztèque. Je suis liquide… Quel...
  • Il faut poursuivre la logique, où comment Caligula est toujours vivant (09/06/2008 publié dans : QG du QI )
    Caligula – Caligula ! Toi aussi, toi aussi, tu es coupable. Alors, n’est-ce pas, un peu plus, un peu moins ! Mais qui oserait me condamner dans ce monde sans juge, où personne n’est innocent ! Tu le vois bien, Hélicon n’est pas venu. Je n’aurais pas la lune. Mais qu’il est...
  • Nulla dies sine linea (25/05/2008 publié dans : Belles Lettres )
    On ne me fera pas envier celui qui a eu raison sans aimer.   Je n’observe pas le genre humain. Non, je ne suis pas du genre à observer l’Humain. Je crois que j’en sais un bon bout sur le style :  « Genre Humain ». C’est...
  • Que dire à tous? (21/05/2008 publié dans : Belles Lettres )
    "Serait-il souhaitable que l’humanité n’écrive que quelques livres par an pour que tout le monde les lise ? Nous rêvons à l’attention universelle, au silence de tous ceux qui se taisent pour nous écouter, de tous ceux qui renoncent à écrire pour nous lire. Nous...
  • Jack (19/05/2008 publié dans : Ecrits vains )
    "C'est un lieu commun de prétendre que certaines rencontres infléchissent le cours d'une vie, l'orientent dans une direction jusqu'alors insoupçonnée. Plus rares sont les événements auxquels on ne peut accorder aucune place, qui restent en soi comme des lignes infranchissables. Bien...
  • Les mémoires de mon ami (14/05/2008 publié dans : QG du QI )
    « Eh bien ! Je suis ce phénomène inconcevable. Je crois que jamais un homme ne se rencontra aussi chétif, aussi effacé, aussi tremblant, aussi silencieux que moi …Il n’y a pas, j’en suis sûr, d’exemple d’un homme plus dénué que je le suis de moyens physiques capables de donner...
  • Les frayantes (10/05/2008 publié dans : Ecrits vains )
    Alors, c’est tout ce dont je suis capable.Dire adieu à des villes que je ne connais pas,Dire Dieu à des êtres sans émoi,Tourner des pages qui ne sont pas de moi.Qui ne seront jamais de moi.Qui ne seront jamais à moi.Que je ne verrai pas.Que je ne toucherai...
  • Qui se souviendra ? (29/04/2008 publié dans : What if I'm real ? )
    ... de la Sicile en 2003 ?
  • Cercle vicieux (26/04/2008 publié dans : Ecrits vains )
    Il m’est impossible d’apprendre à me taire, c’est vrai. Laisser le rire, peut-être, et la pupille sensible. Si trop de bruit se retirer. La gorge ferme, et les racines solides. Et le mental, le mental d’acier durcit, coulé, moulé et sans fissures, la vierge...
  • Paul Watson will catch you - Sharkwater: une bonne ou une mauvaise nouvelle ? (15/04/2008 publié dans : Cinéma cinéma )
    Il faut sauver le soldat Watson    Sharkwater, Les Seigneurs de la mer , du jeune et couillu Rob Steward, c’est un peu le film que j’attendais depuis...
  • Mai 68 avant J.-C. (11/04/2008 publié dans : Belles Lettres )
    Quel homme digne de ce nom pourrait souffrir en effet que ces gens regorgent de richesses qu’ils gaspillent pour bâtir sur la mer ou aplanir des montagnes, tandis que nous n’avons pas d’argent  même pour le nécessaire ?...
  • Alabama song de Gilles Leroy, ou l'art d'incarner (01/04/2008 publié dans : QG du QI )
    « Il s’habitue à baisser. Épouse la pente. La précède, qui sait ? Car le monde nous abîme maintenant. »     Depuis que Maman est morte en 1990, dans sa « ville aux yeux cernés », Gille Leroy pourtant encore...
  • Antic hope (31/03/2008 publié dans : Belles Lettres )
      Prométhée.- Oui, j’ai délivré les hommes de l’obsession de la mort.Le Coryphée.- Quel remède as-tu donc découvert à ce mal ?Prométhée.- J’ai installé en eux les aveugles espoirs.  Prométhée enchaîné, Eschyle.
  • J'en reviens au noir (Chronique de la vie ordinaire) (16/03/2008 publié dans : Quoi encore ?? )
    Pour Marion N., Armelle C. et JB G.  Petite pensée dominicale vers vos nombrils pendant que j’ausculte consciencieusement le mien.   « On se sentirait belles si on était aimées. » Les médecins de l’espoir, M6, jeudi 13 mars. ...
  • Effigie du raté (20/02/2008 publié dans : QG du QI )
    « Ayant tout acte en horreur, il se répète à lui-même : « Le mouvement, quelle sottise ! » Ce ne sont pas tant les évènements qui l’irritent que l’idée d’y prendre part ; et il ne s’agite que pour s’en détourner. Ses ricanements ont dévasté la vie avant...
  • 11, où comment j'ai placé "rédhibitoires" à 23h36 un lundi (18/02/2008 publié dans : Reviens gamin, c'était pour rire )
    Les choses que j’aimerais faire (si elles ne comportaient pas tant de caractères rédhibitoires)    -Mettre mes mains dans le mixeur -Caresser un tigre -Mentir sans discontinuer -Parler allemand -Passer...
  • Des mots ! (17/02/2008 publié dans : QG du QI )
       Des mots ! je croule sous le poids de mes paroles. Des mots ! des mots ont pris la place de ma chair. Des mots ! Lequel de vous est celui qui m’immole Mots carnivores dont j’ai fait mon univers ?   ...
  • Passé le fleuve Congo... (12/02/2008 publié dans : QG du QI )
    … Et pour tenter d’enrayer cette nouvelle obsession compulsive sur le fleuve Congo, j’entends bien essayer de la transmettre et, ce faisant, de m’en débarrasser. Voici donc un ouvrage fascinant, sur la remontée en 2002 du fleuve par Stephen Smith, et dont vous trouverez le...
  • Un avant-poste des ténèbres... (07/02/2008 publié dans : QG du QI )
    «  Je regardais alentour, et, je ne sais pas pourquoi, je vous assure que jamais, jamais auparavant cette terre, ce fleuve, cette jungle, l’arche même de ce ciel enflammé, ne m’avaient paru si privés d’espoir, si sombres, si impénétrables à la pensée humaine, si impitoyables à...
  • Le facteur humain (04/02/2008 publié dans : Ecrits vains )
    J’en reviens à l’humain. Qu’est-ce qu’on disait déjà ? ah oui. Le facteur humain. Et l’aube des Temps alors ? Plus tard. Vous vous moquez. J’échangerais bien mon siècle, tiens, mon pays, mon genre. Enfin, tout ceci ne sert à rien, brasser de...
  • No country for old men (02/02/2008 publié dans : Cinéma cinéma )
    Saignant, tendu, désespéré...mais résigné : la sagesse d'une vie à laquelle on n'a rien compris, en somme. Le monde est absurde et bien trop violent, peut-être, et Javier Bardem, taureau sans bride, indestructible et dangereux rôde toujours.  Les méchants gagnent, les...
  • "Tout homme qui s'élève s'isole" - Quelques pensées de Rivarol (25/01/2008 publié dans : QG du QI )
    # Par une fatalité malheureuse, ce sont les hommes qui aiment le mieux qui savent le moins bien parler d’amour.   # Que faire entre les malveillants qui disent étourdiment le mal dont ils ne sont pas sûrs, et les amis qui taisent prudemment le bien qu’ils...
  • Heath is dead, damnit (23/01/2008 publié dans : Press Control )
    Oh non, Heath, t'abuses, déjà que j'ai presque plus d'acteurs fétiches, déjà que je pleure à chaque fois à la fin de ton putain de film de cowboys gays, tu m'aides pas... Moi j'y croyais bien à ta mâchoire serrée, à ta diction improbable.  La mort c'est mal,...
  • New York n'existe pas, ou comment j'ai fini figure de proue (20/01/2008 publié dans : Ecrits vains )
    Les recherches au sol n’ont rien donné. J’arrête. L‘apologie du vide est prétentieuse, disons que l’étendue d’eau n’en finit plus, il n’y a pas de Nouveau Monde pour cette fois. Et finalement, la dérive devient une berceuse, je n’ai pas peur pour moi, si je coule le poids de...
  • Dirty, naughty you (20/01/2008 publié dans : QG du QI )
    Petite anthologie pertinente des Eight-pagers, ces fanzines pornographiques soft qui firent le bonheur moite des américains du middle last century, Dirty Comics (Editions Allia, 6,10 euros) ravira les grands et les petits (à surveiller tout de même bien que ce ne soit  vraiment...
  • Ô Sagesse, ta parole (17/01/2008 publié dans : QG du QI )
    De la Sagesse immortelle La voix tonne, et nous instruit. Enfants des hommes, dit-elle, De vos soins quel est le fruit ? Par quelle erreur, Ames vaines, Du plus pur sang de vos veines Achetez-vous si souvent, Non un...
  • Beauty and the beast (15/01/2008 publié dans : Ecoute )
    Pour la beauté spectrale de la minuscule fragile et les traits massifs du bourru éraillé, acceptez, cher Sébastien, cette modeste dédicace...
  • Le jugement de Hanburi (12/01/2008 publié dans : QG du QI )
    Hanburi n’a la possibilité de sauver la vie que de l’un des trois hommes qui ont été alignés devant elle. Elle tremble. Elle lève ses paupières. Elle pose son regard d’abord sur son mari. Puis elle contemple son fils. Enfin elle jette un regard à son frère. Néanmoins elle...
  • Le temps d'apprendre à vivre (il est déjà trop tard) (09/01/2008 publié dans : Ecrits vains )
    J’arrive un peu tard, la fête touche à sa fin, tu as déjà aimé. Accepter de s’encombrer de souvenirs qui ne périront plus, tu l’as déjà fait, et à trop te charger tes épaules courbent, tu ne peux plus rien porter. J’entends les avertissements. Je ferai ma route à...
  • Ecrire, c'est bondir hors du rang des assassins (08/01/2008 publié dans : Press Control )
     « D’abord, écrire pour moi répond toujours à un unique désir que je peux formuler ainsi : je veux raconter une histoire. Et même plus précisément, je veux raconter une histoire à quelqu’un, d’ailleurs si possible à tous et si possible à l’humanité entière....
  • Crash test (05/01/2008 publié dans : Ecrits vains )
    D’autant que je me souvienne, les mots simples m’ont tuée. D’autres ont plongé dans mon ventre un poing bienveillant pour arracher la gangrène d’un amour dans le noir. Tu n’inventes rien, tu ne proses pas, les tournures ne m’aident pas, la poésie me déplace, je n’ai besoin que...
  • Ma reddition, une confession érotique (30/12/2007 publié dans : QG du QI )
    « Je n’ai pas besoin d’ouvrir cette boîte. J’en possède la clé. »   Un éloge tour à tour clinique et viscéral de l’usage de la porte basse, étroite et soumise. Un élan d’amour angoissé, un parcours en alcôve digne et maîtrisé, loin du sexe technique...
  • Voeux pieux (23/12/2007 publié dans : Quoi encore ?? )
    [Rectificatif à l'année qui se termine : ...]Love, actually ?  Contre toute attente, je vous la souhaite pas trop moche, cette nouvelle donne.  Si vous voulez me souhaiter quelque chose, un truc à base d'embruns, de présence ou...
  • Prendre la mer, ouvrir le feu (19/12/2007 publié dans : Ecrits vains )
    J’ai entendu ta voix derrière la cloison, et vérifié mes alibis. Je finirai bien par vivre pour moi. En attendant, j’entends ta voix, et réajuste mes sursauts. J’ai tout perçu étincelant, c’est encore une fois merveilleux. Je ne comprends pas ce qui m’habite, de...
  • Hommage partiel (16/12/2007 publié dans : What if I'm real ? )
    Si j’ai bien compris, pour être libraire, il faut biffer en zone de chalandise. Et avoir un bon dos, et de bons yeux pour ne pas prendre esperluette pour deleatur. Pour être éditeur, il faut réassortir son animisme finlandais, confronter ses B.A.T à l’intertextualité, avant...
  • Jourde vs Beigbeder, parce que vous le valez bien (15/12/2007 publié dans : QG du QI )
    Sortie de métro, Beigbeder le Grand nous toise, pourtant imberbe, sur une 4x3 audacieuse des Galeries Lafayette. Il est l’Homme, nous dit-on, et pour le prouver, il lit du Baudrillard. Quelqu’un pourrait-il rallumer les Lumières ? Un petit aparté défouloir,...
  • "Sur les falaises de marbre", Ernst Jünger - Nature et guerre ouverte (12/12/2007 publié dans : QG du QI )
    « Si l’on m’annonçait la fin du monde, je planterais encore un arbre dans mon jardin » Luther Mais à la fin, qui est ERNST JÜNGER ?     Allemand, mort en 1998 à 103 ans. Véritable passeur de siècle, tour à tour visionnaire, narrateur puis témoin de ce qu’il a vécu de...
  • Narcisse ne répond plus (11/12/2007 publié dans : Quoi encore ?? )
    Admettre sa défaite, c’est ne plus déprimer. Mais alors admettre sa dépression ? …
  • "Contagion", de Brian Evenson, où comment l'épidémie a commencé (10/12/2007 publié dans : QG du QI )
    Il y a quelque part, méfiez-vous, des rats tapis dans l’ombre, attendant de sortir de la langue. Il existe des blessures que l’homme sain ne voit pas, rongeant le langage jusqu’au malaise, jusqu’à toucher l’os. Il existe des hommes quelque part, prenez garde, qui s’empareront de vos...

Quo vadis ?

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Leçon stoïcienne

De même que l'araignée au centre de sa toile tient entre ses pattes tous les commencements de ses fils, de sorte que, lorsque quelque insecte frappe la toile en quelque partie, elle le sent par la proximité de ses fils, de même, la partie directrice de l'âme, placée dans la région centrale, c'est-à-dire le coeur, tient les commencements des sens, de sorte que, lorsqu'ils lui communiquent quelque chose, elle puisse en prendre connaissance de par sa proximité.

Chrysippe

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