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Il portait alors en son centre une pierre d’autel. Elle savait qu’en frappant elle ne devait pas faire toucher au sang la terre.
Il se passait désormais quelque chose d’essentiel, que les mots faisaient tomber en s’approchant trop près. Elle avait la terreur sacrée du souffle à peine sensible, qu’elle ne pourrait pas retenir, à peine comprendre.
Mais non, ce siècle refuse les élans, les errances et les chants. Personne ne verra rien. Elle dépose les armes, entrouvre la cuirasse et s’assoit sur le sol.
Elle entend la souffrance mugie des poitrines mortes qui veut surgir encore, portée par les échos soufflés sur les grandes paumes. Elle ne laissera pas faire.
Soudain, le dégoût apaisé du rire trop consommé. Un dégoût simple et bienveillant. Un refus pour soi, une tolérance pour l’autre. Quelque chose, encore, aura changé.
Elle apprend que la violence originelle, la chasse a groupé tous les hommes, leur a donné la cuisse fine et musclée. Ses formes à elle devront donner naissance. Elle tente de trouver cela banal, mais s’émerveille à nouveau de la parfaite complexité de toutes ces dissemblances.
Elle ouvre un monde qu’elle souhaiterait fermé. Clos. Protégé. Et s’enthousiasme, portée par ses alliés, de les trouver semblables à l’heure où ils se sont, avatars, figés en son éphémère royaume.
Et crache du lyrisme pour dégorger l’abcès paranormal de son exquise liberté.
Et qu’est-ce que tu croyais que j’allais encore dire ? La beauté, la vanité, l’absence et l’endurance ? On s’en fout, c’est inné. J’ai bientôt trop d’années pour justifier mes rires.
Marre de proser, et voyez comme cela surgit de tout en bas du fossé. Tu fais chier. Je reprends. Tu restes. Non, tu vas lire cela jusqu’au bout. J’ai saigné si longtemps dans le silence complet, maintenant tu vas lécher.
Tu apprendras à tes dépends que je suis multiple et tenace. Patiente.
Et terminée.