Partager l'article ! Fontanet, Bloy, Browning et autres drogues de combat pour tenir: "Les hommes entre eux sont bien pir ...
"Les hommes entre eux sont bien pires que les rats."
Renaud, Lolito, Lolita.
Traversant une période pour le moins compliquée et frénétique, je reviendrai ce week-end avec une chronique du livre de Xavier Fontanet, Si on faisait confiance aux entrepreneurs, un petit point de lumière provocatrice mais salutaire dans la grisaille dépitée et les revendications à tout-va dont la justesse contextuelle en laissera plus d’un pantois.
Dans l’intervalle, et puisque je n’ai plus le temps de rien, je pointe (trop) rapidement ces deux parutions :
Sueur de sang, de Léon Bloy a reparu
chez l’Arbre Vengeur ce septembre dans un petit écrin rouge violent adapté et pas mal composé du tout, avec une préface de Joseph Royer. L’ouvrage seul était épuisé depuis un moment aux éditions
du Passeur, mais avait été repris par La Part Commune, dans un objet également appréciable.
Christopher R. Browning, lui, voit un quatrième ouvrage traduit en français paraître le 15 octobre : À l’intérieur d’un camp de travail nazi, Récits des survivants, mémoire et
histoire. Fidèle à sa méthode historique impeccable, il continue son exploration de cette ère malheureusement encore et toujours riche de surprises et d’enseignements. Qui aura regardé
récemment l’incroyable « pilule de Göring », reportage des Mercredis de
l’Histoire sur Arte à propos de l’usage intensif de la Pervitine (ancêtre de la meth) chez les Allemands (et les autres) durant la Seconde Guerre mondiale et jusqu’en 1980, en sera déjà
convaincu.
L’homme nous gratifie d’ailleurs d’une série d’évènements à Paris à partir de ce soir où il tiendra une conférence à 17h30 au Collège de France. J’essayerai d’en donner une recension propre et digne du niveau de l’intervention. Détails ici.
À bientôt, et merci de vos visites régulières, soutien muet et pourtant indispensable.