Bonace (n.f., XIIe s.)
Les plaisanciers peu expérimentés se méfient des océans chahutés par les vents capricieux. Et plutôt que d’essuyer un grain féroce, ils préfèrent la bonace, c’est-à-dire une mer étale, lisse comme un tissu de soie.
Par extension, le mot s’applique au comportement humain pour caractériser l’absence d’agitation. Il devient alors synonyme de tranquillité, d’immobilité, voire de sérénité.
Daniel Lacotte, Petite anthologie des mots rares et charmants, Albin Michel, 2007.