Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /2008 22:41


 

A l’heure incertaine où je frappe ces mots, enfiévrée par la pertinence du message de cette vidéo, réveillée de ma torpeur bourgeoise par les mots justes et bouleversants d’une personne en souffrance, je m’en veux, et je dois me confesser. Je comprends mieux à présent le désarroi de ces temps barbares où l’on fustigeait son prochain pour ses penchants douteux. Mais les temps changent, et je ne change pas.

Katy Perry s’époumone pour que son hymne frappe fort, et je me sens blessée de tant d’incompréhension, et seule, si seule. Le magazine Choc titre le grand boom d’une tendance (la bisexualité est donc une tendance), d’une époque résolument impertinente et courageuse, tolérante et aimante, et je me sens dépourvue, démodée, et toujours si seule.

Papa, maman, je suis désolée.

J’ai tout essayé, j’ai lutté pour honorer votre merveilleux héritage de 1968, mais je dois me libérer, et accepter de vivre ma vie au grand jour :

Je ne suis pas bisexuelle. Non, hélas, il faut bien que je l’avoue, je suis coincée dans mon corps, j’ai un problème avec l’image du père : je suis hétérosexuelle.

Ne me rejetez pas.

 

 

Toute blague mise à part, lire à ce propos le très bon Eloge de l’hétérosexualité, pour le droit à la différence, de Guy Baret, résolument visionnaire…et arrêter de nous faire suer avec cette liberté sexuelle obligatoire tellement si chic.

J’aime l’homme viril, et ce n’est pas négociable.

Publié dans : Sautes d'humeur
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