« Il y a dans toute mélancolie, comme dans les visages humains, une ressemblance désaccordée, immobile. Et comme dans une rivière, nous nageons à la même place, bien que nous ne soyons jamais dans la même eau exactement. »
Burton, Anatomie de la mélancolie.
« Nous aussi nous sommes still, immobiles, dans un courant. Evidemment Burton connaît la phrase d’Héraclite : « Tout coule. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. » Mais là on continue de nager tout en restant immobiles dans le courant : on pourrait parodier la mot de Zénon d’Elée parlant d’Achille immobile à grands pas. Nous sommes immobiles à grandes brassées. »
Jackie Pigeaud, Melancholia.