Partager l'article ! Le temps d'apprendre à vivre (il est déjà trop tard): J’arrive un peu tard, la fête touche à sa fin, tu as déjà aimé. Accepte ...
Je détache mes mains, alors, si tu le veux. J’irai seule
chercher mes certitudes, je les trouverai, au fond des abysses, dans la lumière terminale, dans la lypémanie accablante et la liesse sans objet. Je reviendrai intimider les cyniques de ma foi
sans égale et sans dieu, je reviendrai brûlante et plus profonde qu’un gouffre, j’embrasserai ton visage de pierre et ta peau suintera. Pour quelques fragments d’absolu, pour la porte entrouverte
derrière laquelle je chanterai doucement quand tu t’endormiras, pour la naïveté crasse que je fais déferler dans mes veines atrophiées, pour survivre, pour servir, pour soigner, je rattraperai le
temps maudit où tu n’as pas vécu, tu rattraperas le temps que j’ai perdu à suivre.