Mercredi 19 décembre 2007
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J’ai entendu ta voix derrière la cloison, et vérifié mes
alibis.
Je finirai bien par vivre pour moi. En attendant, j’entends ta voix,
et réajuste mes sursauts.
J’ai tout perçu étincelant, c’est encore une fois merveilleux. Je ne
comprends pas ce qui m’habite, de cette force spectrale, de cette fatigue euphorique qui m’engourdit les membres, je ne sais quoi penser. Encore… c’est tout ce qui me vient. Inquiète et surprise,
encore, mais comment donc, et comment peut-elle oser, la grande impétueuse dérangée, qui gaspille les talents, brise les belles âmes, ne songe qu’aux sommets, oh pas les trop brillants, ni les
trop exposés aux vents changeants, mais ceux plein de neige qui fait taire, ceux des esprits à regarder d’en bas, pour qui se prend-elle la fêlée rigoriste qui éteint tous ses feux essayant d’en
masquer la fumée, oublie un jour d’être fidèle, sourit aux mauvais garçons sages, aux filles sans fards ?
La vertu embrassante, celle qui élargit les horizons en ouvrant les
bras, la voilà la belle affaire. Savoir qu’on prendra tout, et qu’il en restera. Je t'emmène pour que tu saches ce que je vois, que tu résorbes l'étendue de ce que je ne comprends pas.