Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /2007 14:20
C’est bien la dernière chose qu’il m’ait dite.
On n’étrangle pas un homme, c’est plus fort, c’est sacré.
Etrangle-moi, Boston, et ouvre-moi en deux.
Fait jaillir la parole, celle qui ne peut tarir.
Les bras en croix, le balcon digne, le cheveu mou, même pas de larmes, alors, alors, tu vas sauter alors ?
Etrangle-moi, Boston, empêche moi de partir.
Je crois surtout qu’il n’a rien compris, cela fait bien longtemps que plus aucune prose morose n’a raison de moi, je n’étrangle personne, je ne suis pas Boston. J’essaye de m’en sortir, il n’a qu’à faire pareil, je n’en ai rien à foutre, il se répand à perte.
Je ne m’intéresse pas à sa fêlure, j’ai la nausée des incompris.
Etrangle-moi Boston,
Fais donc un peu moins de bruit, et rentre dessoûler, tu ne peux pas sortir du rang, jamais.
Sauf à tomber. 
Publié dans : Ecrits vains : à moi
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