Mercredi 18 octobre 2006

Hey hey hey, hier soir, Krakatoa (bordeaux), il pleut mollement, la foule ne se presse pas, on trouve une place en 3 secondes, on retrouve nos potes facilement, il est 20h45, le concert est prévu à 21 h, je commence donc à m’inquiéter… la rumeur serait –elle à ce point catastrophique que personne n’a daigné remuer son séant ce mardi soir d’octobre morne ?

Je commence à douter. Après tout, Archive, c’est surtout un groupe de chambre, pour écrire des lettres à son mec ou trier ses papiers. D’accord, à l’époque de la sortie de « You all look the same to me », j’ai bien écouté « Again » version longue 155 fois d’affilée en refaisant le monde dans ma tête mais je n’ai même pas écouté les deux suivants et derniers « Noise » et « Lights ». Qu’est ce que je fous là ?

A l’intérieur, ambiance bar, sans plus, Kraftwerk et Interpol dans le shuffle, lumière tamisée rouge, pas de cohue, un public improbable, difficile à identifier clairement. Un peu comme si tout le monde s’était gouré de salle.

On commence à peine à s’ennuyer, on se dit qu’on va passer la soirée à ricaner et boire des bières avec des gars qui nous jouerons leurs CDs à peine plus fort que dans nos salons.

Doucement, humblement, le concert commence. Tout au long du premier titre, nappé d’interminables accords plaqués et pourtant déjà entêtants, les huit membres (dont deux chanteurs et une chanteuse) arrivent tour à tour pour poser leur instrument jusqu’à un final explosif, composé et interprété orgasmiquement. Nous y voilà. C’est bien. C’est même…on se tait. On profite.

Dave Penn commence à psalmodier un « Numb » percutant et puis soudain, Pollard Berrier entre en scène, étonnant mélange d’INXS et d’Elvis, coiffure néo nazie et sourire d’ange (quand il sourit) il vient occuper la scène de façon fracassante. D’une voix bluesie tantôt rauque tantôt ultra aigüe, il nous transperce progressivement, s’immisce, décide de rester, reste.

Tout s’enchaîne et deux heures de set filent à la vitesse de la lumière. On pourra reprocher un usage intensif de boucles programmées et parfois quelques titres manquant de nerfs, moins électro et plus rock traditionnel et donc plus courus et décollant moins. J’en ai même entendu un parler de bœuf de professionnel, sans plus, qui piquerait tout à Pink Floyd, entre autres. Soit. L’unanimité existe rarement.

 Mais pourtant, en ce qui me concerne, tout y est : charisme, humilité, fort potentiel sympathique, grosse patate (un son parfait et qui envoie du bois), deux rappels après un « Again » dont je vais mettre un certain temps à me remettre et moments de grâce pure.

Simple et puissant, calme et sourd, explosif et lyrique…c’est d’accord, entendu, je copierai 20 fois « Oui, Archive peut aussi être un excellent groupe de scène ».

Ils font encore quelques dates en France, alors faites- vous plaisir….jetez un œil ici :

 

http://archives-archive.com/archive-staging/category/news/
par Velma Egan publié dans : Ecoute
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Dimanche 15 octobre 2006

Arrêtez donc de mater la saga de la 6 et écoutez plutôt ça....

"Coupable, coupable

J'me sens coupable d'avoir assassiné mon double dans le ventre de ma
mère et de l'avoir mangé
J'me sens coupable d'avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté
de me pendre avec mon cordon ombilical
J'me sens coupable d'avoir offensé et souillé la lumière du jour en
essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux
la première fois où j'ai voulu voir où j'en étais
J'me sens coupable d'avoir méprisé tous ces petits barbares débiles
insensibles, insipides et minables qui couraient en culottes courtes
derrière un ballon dans les cours de récréation
Et j'me sens coupable d'avoir continué à les mépriser beaucoup plus
tard encore alors qu'ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges,
des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des
évêques ou des chimpanzés névropathes
J'me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et
par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'avoir été dans une vie antérieure l'une de ces
charmantes petites créatures que l'on rencontre au fond des bouteilles de
mescal et d'en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de
paradis perdu
J'me sens coupable d'être tombé d'un tabouret de bar dans un palace
pour vieilles dames déguisées en rock-star, après avoir éclusé sept
bouteilles de Dom Pé 67 dans le seul but d'obtenir des notes de frais à
déduire de mes impôts
J'me sens coupable d'avoir arrêté de picoler alors qu'il y a des
milliers d'envapés qui continuent chaque année à souffrir d'une cirrhose ou
d'un cancer du foie ou des conséquences d'accidents provoqués par
l'alcool
De même que j'me sens coupable d'avoir arrêté de fumer alors qu'il y a
des milliers d'embrumés qui continuent chaque année à souffrir pour les
mêmes raisons à décalquer sur les poumons en suivant les pointillés
Et j'me sens aussi coupable d'être tombé de cénobite en anachorète et
d'avoir arrêté de partouzer alors qu'il y a des milliers d'obsédés qui
continuent chaque année à souffrir d'un claquage de la bite, d'un
durillon au clitoris, d'un anthrax max aux roubignolles, d'une overdose de
chagatte folle, d'un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du
gland, de gono, de blenno, de tréponèmes, de chancres mous, d'HIV ou de
salpingite
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'être né français, de parents français,
d'arrière-arrière... etc. grands-parents français, dans un pays où les indigènes
pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand nombre de lettres
de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux
expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent
stupéfaits et même un peu jaloux
J'me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui ce genre de
pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je
prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers
écœurés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement
troublés et choqués par ce genre de pratique
J'me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes
voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de
certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et
dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'œuvre
de l'anonymat
J'me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé
Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond solitaire
alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de
remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir
les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter c'est la
turlutte finale
J'me sens coupable de remettre de jour en jour l'idée de me retirer
chez mes Nibelungen intimes et privés, dans la partie la plus sombre de
mon inconscient afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine
et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides,
serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les
chè-è-vres, les Tamagochis et les poissons rouges
J'me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955, un peu
après 17 heures 40, au volant du spyder Porsche 550 qui percuta le coupé
Ford de monsieur Donald Turnupseed
J'me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer alors qu'il y
a quelque six milliards de joyeux fêtards crapoteux qui continuent de
se battre entre-eux et de s'accrocher à leur triste petite part de néant
cafardeux
Je me sens coupable, coupable !"

Hubert-félix Thiéfaine (Album "Le bonheur de la Tentation")

par Velma Egan publié dans : Ecoute
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Mardi 10 octobre 2006

Alors voilà, je peux l'avouer maintenant que je suis grande et imperméable aux critiques, je collectionne les reprises, du moins certains titres phares (et déjà bien à la base, tant qu'à faire, jvais pas me la jouer "My Way" non plus).

Pour I Put A Spell On You, j'en ai déjà regroupées 15 que voilà ci-dessous :

- Nina Simone (the first, the last, the everything)
- Screamin' Jay Hawkins (génialissime, la meilleure avec celle de Nina Simone)

- Bryan Ferry (sacré toi, Bryan, façon new wave)
- Audience (un moment je croirais à du Jack Black mais non...dommage)
- Marilyn Manson (je regrette, quand il prend les chansons des autres, c'est très bien)
- Sonique (un grand moment de dance)

- Bonnie Tyler (solennelle et très correcte)
- Joe Cocker (Et ben chapeau, maestro)
- Natacha Atlas (la très réjouissante version raï pour la BO d'"Intervention Divine")

- Intergalactic Contemporary Ensemble (un truc de grands malades sympathiques)
- Manfred Mann (RAS, potable)
- Buddy Guy (and Santana) (un peu chiante, comme toutes celles de Santana mais bonne voix)
- John Fogerty (aucun intérêt, apparemment comme cet homme)
- Creedence Clearwater Revival (ah oui la version façon Pulp Fiction, pas mal du tout)
- Caterina Caselli (une pure version italienne, grande forme, grande émotion, le Colisée dans mon salon )

Contactez-moi si vous en avez-connaissez d'autres. C'est moins cher que de donner à la Croix Rouge et ça fait certainement aussi plaisir à celui (celle en l'occurence) qui reçoit.

On peut même échanger, c'est pas formidable la vie ??

par Velma Egan publié dans : Ecoute
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Dimanche 8 octobre 2006

Américain, Samuel Fuller, 1963

“Whom God wishes to destroy, he first turns mad” (Celui que Dieu veut détruire, il le rend d’abord fou)

  

 

 

 

Johnny Barrett, journaliste ambitieux, monte une mise en scène pour se faire interner dans un hôpital psychiatrique où a été dernièrement commis un meurtre. Son but : infiltrer les patients, confondre le coupable, et gagner le prix Pullitzer.

Il rencontre pour se faire trois témoins clé de l’assassinat de Sloan, un ancien soldat qui se croit en pleine guerre de Sécession, un étudiant noir pro Klu Klux Klan, dont la scène d’appel à la haine est une séquence jubilatoire et terrifiante d’une rare intensité, et un astrophysicien travaillant sur la bombe H qui est retourné en enfance.

 

Alternant traitements aux électrochocs, promenades dans « la Rue », ce fameux corridor où se retrouvent les malades, hydrothérapie et entretiens particuliers, jonglant entre la folie des autres et la sienne, falsifiée, mais jusqu’où ?, Barett poursuit donc ce fantôme de gloire et de justice.

 

 

 

 

Samuel Fuller, réputé pour des films aussi commerciaux que sans concession ( The Big Red One, I shot Jesse James, Les Quarantes Tueurs), ne fait pas de thèse sur la psychiatrie, non plus qu’il ne donne sa propre conclusion sur l’ambition dévorante ou la fragilité humaine. Il agit. Il compose des séquences dynamiques et ironiques, jamais mélodramatiques bien qu’il se réclame de ce genre, noires et luisantes, dans lesquelles ses acteurs, à la beauté aussi vulgaire que pénétrante, promettent des palettes aussi variées que le sont les pathologies de leurs personnages, bien entendu un peu clichées mais qui permettent une dénonciation aussi brutale et absurde qu’assumée de certains sujets critiques du moment dans une Amérique violente et perturbée par 5 ans de guerre du Vietnam, la crainte d’un conflit nucléaire et les déchirements raciaux. Voir la très bonne critique du site DVDToile :

http://dvdtoile.com/Film.php?id=2796&page=2

 

Le réalisateur, pigiste aux faits divers depuis l’âge de 17 ans avant de passer à la réalisation, retrouve ici ses premières amours, le journalisme de terrain, et sait précisément de quoi il parle, connaissant parfaitement les sources dont s’inspirent les fictions de nombreux films noirs.

 

 

 

 

Censuré dans tous les états du Sud des USA à sa sortie, monté frénétiquement et parfois avec une célérité qu’on jugerait au premier abord de non professionnelle, une superbe version nous est proposée en dvd double avec « The Naked Kiss – Police Spéciale », film vénéneux dont le sujet et le traitement assoient définitivement la réputation de leur auteur, pour ceux qui découvriraient, comme moi, pour la première fois Samuel Fuller.

Une prostituée change de vie en s’installant dans une bourgade paisible comme infirmière pour les enfants handicapés, mais son passé la rattrape et un retournement extraordinairement osé et subversif pour l’époque qu’il serait vraiment dommage de trahir par avance permet une envolée finale magistrale.

Le 3ème dvd propose deux documentaires sur Fuller dont un à l’initiative de Tim Robbins, avec Scorsese et Tarantino entre autres intervenants. Un bon moment.

par Velma Egan publié dans : Cinéma cinéma
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Samedi 7 octobre 2006

 

 

Ce n’est pas parce qu’on est gros, homosexuel et ancien de Melrose Place qu’on peut se permettre n’importe quoi. Mark Cherry tient plus de la cerise alcoolisée trempée dans un mauvais chocolat que du véritable génie, qu’on a pu trouver récemment, car il existe encore, tressautant et mal portant, notamment chez Alan Ball pour l’excellentissime série Six Feet Under ou autres bijoux de la prod HBO qui n’a pas été malchanceuse de laisser les mégères acidulées à la concurrence, mais bien inspirée au contraire de ne pas être mêlée à cette conspiration.

Ce n’est pas parce qu’on a une mère certainement épouvantable et totalement dépressive (white trasher, quand tu nous tiens) qu’il faut éclabousser de sa misère éducative et de ses clichés féminins nauséabonds d’un autre temps le monde entier (cette remarque vaut également pour certains philosophes, allemands de surcroît, la misère éducative en moins, sur lesquels je reviendrai quand je n’aurais que ça à faire).

Il faudra qu’on m’explique, autrement que par l’argument désuet du « divertissement » qui trouvait déjà, dès l’Antiquité des formes nobles autres que la seule arène, comment l’Europe, si critique dans ses Lumières et se targuant de la plus fine analyse artistique et littéraire du monde, mais si malsainement fascinée dans l’ombre pas les monstres arrogants tout droits sortis des usines à rêves – et quels rêves – se retrouve soudain, parallèlement à une animosité sans fin pour la politique internationale américaine actuelle, aveuglée, hypnotisée même par 5 républicaines péroxydées, fameuses ambassadrices même pas dissimulées (au nom d’un cynisme qui n’en finit plus de changer de définition) de la connerie humaine et relationnelle.

Car ne nous y méprenons pas, il ne s’agit pas d’une critique des ces dites femmes. Tout est construit pour s’y attacher, donner des circonstances atténuantes à des harpies sans cervelle et sans scrupule, trouver ça drôle de tuer, de mentir, de falsifier, de s’abstenir de toute responsabilité individuelle, dans une subversion qui aurait pu être féroce et incroyablement osée si seulement les « coupables » de ces actes n’étaient pas systématiquement rattrapées par leurs actions et dans un jeu de ping pong éreintant dans lequel Dieu lui même ne saurait plus quel vainqueur proclamer, ne se voyaient frappées d’une morale désolante, bien en deça des actes ou pensées commises et toujours prêtes à s’en sortir insolemment et le brushing haut.

Une réelle critique de société sur les femmes au foyer nanties et pavillonnaires aurait été bienvenue si ces sombres représentantes de la caste des femmes mariées, auxquelles il devient médiatiquement impératif de s’identifier sous peine de haro sur la rabat-joie, avaient été un peu plus au fait de la réalité.

On nous crie en couverture « la revanche des femmes de quarante ans » alors que Teri Hatcher est une anorexique multirécidiviste, Marcia Cross tellement liftée que lorsque qu’elle accouchera de ses jumeaux à 44 ans (laissez moi rire), ils auront probablement déjà le rictus de mort de leur mère qui rend  impossible toute interprétation plausible d’un quelconque sentiment sous peine de voir sauter les agrafes au moindre faux mouvement de lèvre. Ah oui, elles sont belles ces Barbies quadragénaires, incapable de vieillir correctement, engendrant le nouveau règne, après celui des lolitas fil de fers, des quadra en aqua gym pour ressembler à Nicollette Sheridan (soyons sérieuses, qui voudrait ressembler à ça ?). Alors ça, pour ricaner sur Cher ou Faye Dunaway, tout le monde était présent. Maintenant c’est hype de rentrer dans un 34 à 45 ans et d’avoir l’air plus fraîche que sa fille.

Je suis obligée de m’en tenir aux apparences car qui voudrait sans se salir les neurones se lancer dans une réelle critique de fond sur les messages de cette série ?

Ne pouvant intellectuellement pas se permettre de délivrer quelque message autre que honteux que ce soit, Mr Cherry bifurque rapidement vers du Agatha Christie raconté aux enfants, dans un ton si faussement léger et hystérique qu’on se demande s’il ne tourne pas au crystal meth et toutes ses actrices avec lui. « OH…-.notes pimpantes et fraîcheur airwick vanille-… un cadavre ! fabuleux ! mais qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ?? Nous verrons ça après le dîner j’ai fait des muffins que je ne voudrai pour rien au monde voir refroidir, mon amant de 18 ans serait mécontent ».

On nous sert parfois une pointe de discours décalé à base de « je n’aime pas mes enfants, allez y, mégères du monde entier, soyez libres vous aussi de le dire, enfin, ouvrez les fenêtres, vous aussi, hurlez « je n’aime pas mes gosses, alleluia ! vive ma carrière » ». Ou encore «  Je suis pro arme ! c’est merveilleux, quel monde fabuleux ! »

Bien entendu, les revirements sont tout bonnement à se pendre. Au moment où la furie rousse, cette murène de Bree, tellement conne qu’elle en devient le personnage préféré des téléspectateurs, devrait à juste titre se faire correctement analyser, une bonne fois pour toute, le psy adhère à sa thèse nauséabonde que plutôt de la trouver insupportable à tout gérer et contrôler on devrait lui dire… « merci ». Si ce n’est pas de la propagande à purement parler, qu’on me fasse signe.

Susan, si touchante parce qu’elle ne sait pas fermer sa grande et jolie bouche, et ne peut se retourner sans faire exploser sa baraque et notre patience, Gabrielle, la golden girl latina absolument inadmissible de calculs étroits et d’impunité qui veut nous faire pleurer parce qu’elle est enceinte et que c’est tout de même atroce d’être enceinte quand on est une fille de joie, et Eddie, la mangeuse d’homme qui, pour la morale, souffre de sa solitude…tout y est.

Tout ceci est juste pathétique. Un défilé de mode de cadavres parfumés. Une enquête absolument inintéressante qui commence par un suicide et dont on voudrait tellement que chaque épisode marque le suicide des suivantes. Tout ça me donne envie de conclure sur du Schopenhauer dont l ‘essai  sur les femmes dont je ne savais que faire tombe finalement à pic, comment le fustiger, le saint homme n’en pouvait plus, déjà, et cela même avant MTV : « Ceux qui ne s’arrêtent pas aux apparences ont pu le remarquer, déjà. Il suffit d’observer par exemple ce qui occupe et attire leur attention a un concert, à l’opéra ou à la comédie, de remarquer le sans-façon avec lequel, aux plus beaux endroits des plus grands chefs-d’œuvres, elles continuent leur caquetage. S’il est vrai que les Grecs n’aient pas admis les femmes au spectacle, ils ont eu bien raison ; dans leurs théâtre l’on pouvait du moins entendre quelque chose. »

Et affalées devant la 6, en famille, les femmes se gaussent.

Bien entendu, il ne s’agit jamais d’elles. Elles ne supporteraient pas de donner raison aux misogynes qui font bien de se soucier de l’existence d’une quelconque cervelle dans cet espace majoritairement à louer, soulevé de soubresauts, gloussant devant d’autres dindes.

Il ne sert à rien de s’offusquer, mesdames, des regards graveleux dans les bus et des essais philosophiques à votre encontre.

Cette vaste fumisterie de vacuité et de futilité, c’est vous qui l’entretenez.

Parce que vous le valez bien.
par Velma Egan publié dans : What if I'm real ?
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Jeudi 5 octobre 2006

THIS IS NOT A LOVE SONG....... Tout de même,  et ma réputation alors ?!

Ever loved a woman who made you feel tall?
Ever loved a man who made you feel small?

If you were a sailor
Id raise the anchor
To sail the sea
In search of you and me
And god

Conjures currents to break our fragile boats
And both the innocent and the damned
Are swallowed up in his wake

If you were a huntress
Id be your bow
For your silver arrows
To seek out his heart

Ever loved a woman who made you feel tall?
Ever loved a man who made you feel small?

Who are you to complain
For lack of understanding?
We are all created equal
In just one thing alone

Alone in your thoughts that ? ? ? you through your life
Theyll take you outwards to the dark edge of time
And theres nothing more dangerous
Than a man with nothing to lose
Nothing to live for
And nothing to prove

 

I Can See Now - Dead Can Dance

par Velma Egan publié dans : Ecoute
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Quo vadis ?

Element of ears

free music

Exhibitions

Leçon stoïcienne

De même que l'araignée au centre de sa toile tient entre ses pattes tous les commencements de ses fils, de sorte que, lorsque quelque insecte frappe la toile en quelque partie, elle le sent par la proximité de ses fils, de même, la partie directrice de l'âme, placée dans la région centrale, c'est-à-dire le coeur, tient les commencements des sens, de sorte que, lorsqu'ils lui communiquent quelque chose, elle puisse en prendre connaissance de par sa proximité.

Chrysippe

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