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Il est absolument effrayant de devoir « réviser » sa culture générale. Et ce, dans tous les sens du terme d’ailleurs. Partant du fait que tout peut arriver, il faut donc tout prévoir, ce qui est impossible évidemment, il faut donc faire montre d’un sacré flair pour savoir sur quelles voies nous allons faire l’impasse (oh oh). J’en entends qui disent l’orthographe, c’est sympa, moi aussi je vous aime. Vers la fin de la journée un coup d’adrénaline nous étreint, après avoir passé l’après midi à essayer d’être sûre d’avoir compris ce qu’était l’herméneutique (le fait pour un texte sacré de ne pas prendre l’eau) et d’avoir retenu les dates clés de l’histoire des droits d’auteurs : « Damned, je n’ai pas avancé sur les courants de la pensée politique américaine du 12ème siècle. Et je ne sais toujours pas quel est l’illustre pingouin qui a inventé l’imprimante ». J’exagère je le sais, c’est Gutenberg.
Mais plus sérieusement, voici un aperçu de ce qui peut être demandé dans un fameux QCM de culture générale, épreuve désuète et parfaitement aléatoire toujours en application, qui va déterminer dans quelques jours si oui ou non je suis capable d’être formée à vous cultiver (sic). C’est important, on ne plaisante pas avec la culture.
Brillez, brave gens, c’est votre quart d’heure de gloire, comme disait Karl Poppers, spécialiste de l’interprétation des raves.

1) Le temps est :
a) différent selon la vitesse
b) identique partout et en tout lieu
c) différent selon les personnes
2) La géométrie exprime :
a) un rapport entre les objets vérifiable intuitivement
b) un système purement logique
c) une suite de symbôles
3) Ulysse est un héros parce qu’il est :
a) courageux
b) rusé
c) fidèle
4) le veau d’or est :
a) un animal mythique
b) un bijou appartenant à Moïse
c) une idole
5) « Rendre à César ce qui appartient à César ». Il faut lui rendre :
a) son respect
b) son argent
c) sa gloire
6) L’expression « art dégénéré » fait référence :
a) aux artistes de la fin du XIX ème siècle
b) aux artistes modernes sous Hitler
c) aux années soixante à New York
7) La poésie pure est :
a) un idéal
b) un projet
c) une définition littéraire
8) La raison constitue :
a) la base du lien politique
b) le signe de notre humanité
c) le fondement du discours
9) Don juan est un :
a) athée
b) agnostique
c) rationaliste
10) Le crime de Cronos est de :
a) tuer sa mère
b) manger ses enfants
c) trahir les dieux
Voilà, maintenant démerdez vous (et encore là c’est l’échauffement)

Nous Joussouf-Chéribi, par la grâce de Dieu mouphti du Saint-Empire ottoman, lumière des lumières, élu entre les élus, à tous les fidèles qui ces présentes verront, sottise et bénédiction.
Comme ainsi soit que Saïd-Effendi, ci-devant ambassadeur de la Sublime-Porte vers un petit État nommé Frankrom, situé entre l’Espagne et l’Italie, a rapporté parmi nous le pernicieux usage de l’imprimerie, ayant consulté sur cette nouveauté nos vénérables frères les cadis et imans de la ville impériale de Stamboul, et surtout les fakirs connus par leur zèle contre l’esprit, il a semblé bon à Mahomet et à nous de condamner, proscrire, anathématiser ladite infernale invention de l’imprimerie, pour les causes ci-dessous énoncées.
1° Cette facilité de communiquer ses pensées tend évidemment à dissiper l’ignorance, qui est la gardienne et la sauvegarde des États bien policés.
2° Il est à craindre que, parmi les livres apportés d’Occident, il ne s’en trouve quelques-uns sur l’agriculture et sur les moyens de perfectionner les arts mécaniques, lesquels ouvrages pourraient à la longue, ce qu’à Dieu ne plaise, réveiller le génie de nos cultivateurs et de nos manufacturiers, exciter leur industrie, augmenter leurs richesses, et leur inspirer un jour quelque élévation d’âme, quelque amour du bien public, sentiments absolument opposés à la saine doctrine.
3° Il arriverait à la fin que nous aurions des livres d’histoire dégagés du merveilleux qui entretient la nation dans une heureuse stupidité. On aurait dans ces livres l’imprudence de rendre justice aux bonnes et aux mauvaises actions, et de recommander l’équité et l’amour de la patrie, ce qui est visiblement contraire aux droits de notre place.
4° Il se pourrait, dans la suite des temps, que de misérables philosophes, sous le prétexte spécieux, mais punissable, d’éclairer les hommes et de les rendre meilleurs, viendraient nous enseigner des vertus dangereuses dont le peuple ne doit jamais avoir de connaissance.
5° Ils pourraient, en augmentant le respect qu’ils ont pour Dieu, et en imprimant scandaleusement qu’il remplit tout de sa présence, diminuer le nombre des pèlerins de la Mecque, au grand détriment du salut des âmes.
6° Il arriverait sans doute qu’à force de lire les auteurs occidentaux qui ont traité des maladies contagieuses, et de la manière de les prévenir, nous serions assez malheureux pour nous garantir de la peste, ce qui serait un attentat énorme contre les ordres de la Providence.
A ces causes et autres, pour l’édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle. Et, de peur que la tentation diabolique ne leur prenne de s’instruire, nous défendons aux pères et aux mères d’enseigner à lire à leurs enfants. Et, pour prévenir toute contravention à notre ordonnance, nous leur défendons expressément de penser, sous les mêmes peines; enjoignons à tous les vrais croyants de dénoncer à notre officialité quiconque aurait prononcé quatre phrases liées ensemble, desquelles on pourrait inférer un sens clair et net. Ordonnons que dans toutes les conversations on ait à se servir de termes qui ne signifient rien, selon l’ancien usage de la Sublime-Porte.
Et pour empêcher qu’il n’entre quelque pensée en contrebande dans la sacrée ville impériale, commettons spécialement le premier médecin de Sa Hautesse, né dans un marais de l’Occident septentrional; lequel médecin, ayant déjà tué quatre personnes augustes de la famille ottomane, est intéressé plus que personne à prévenir toute introduction de connaissances dans le pays; lui donnons pouvoir, par ces présentes, de faire saisir toute idée qui se présenterait par écrit ou de bouche aux portes de la ville, et nous amener ladite idée pieds et poings liés, pour lui être infligé par nous tel châtiment qu’il nous plaira.
Donné dans notre palais de la stupidité, le 7 de la lune de Muharem, l’an 1143 de l’hégire.
Voltaire, De l’horrible danger de la lecture, 1765

« Il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une égratignure de mon doigt. Il n’est pas contraire à la raison de préférer à mon plus grand bien propre un bien reconnu moindre et d’aimer plus ardemment celui-ci que celui là. Un bien banal peut, en certaines circonstances, produire un désir supérieur à celui qui naît du plaisir le plus grand et le plus estimable […]. Bref, une passion doit s’accompagner de quelque faux jugement pour être déraisonnable ; même alors ce n’est pas, à proprement parler, la passion qui est déraisonnable, c’est le jugement. »
Hume, Traité de la nature humaine, Aubier, 1968
« Je considère la mauvaise conscience comme le plus profond état morbide où l’homme devait tomber sous l’influence de cette transformation, la plus radicale qu’il ait jamais subie – de cette transformation qui se produisit lorsqu’il se trouva définitivement enchaîné dans le carcan de la société et de la paix. […] Ajoutez à cela que les anciens instincts n’avaient pas renoncé d’un seul coup à leurs exigences ! […] Tous les instincts qui n’ont pas de débouché, que quelque force répressive empêche d’éclater au-dehors, retournent en dedans – c’est là ce que j’appelle l’intériorisation de l’homme : de cette façon se développe en lui ce que plus tard on appellera son « âme ». Tout le monde intérieur, d’origine mince à tenir entre cuir et chair, s’est développé et amplifié, a gagné en profondeur, en largeur, en hauteur, lorsque l’expansion de l’homme vers l’extérieur a été entravée. Ces formidables bastions que l’organisation sociale a élevés pour se protéger contre les vieux instincts de liberté – et il faut placer le châtiment au premier rang de ces moyens de défense – ont réussi à faire se retourner tous les instincts de l’homme sauvage, libre et vagabond- contre l’homme lui-même. La rancune, la cruauté, le besoin de persécution – tout cela se dirigeant contre le possesseur de tels instincts : c’est là l’origine de la « mauvaise conscience ». »
Nietzsche, Généalogie de la morale, Gallimard, 1964
« L’homme qui se scandalise, ses paroles ne sortent pas de son fond, leur source vient du paradoxe, comme l’homme qui en parodie un autre n’invente rien mais ne fait que le copier à rebours. Plus l’expression du scandale creuse les profondeurs de la passion (active ou passive), mieux s’avère tout ce qu’il doit au paradoxe. Ainsi n’est-il donc pas l’invention de l’intelligence, tant s’en faut ! car il faudrait alors qu’elle eût pu inventer le paradoxe ; non, c’est avec le paradoxe que le scandale prend l’être ; il prend l’être, et nous revoici de nouveau devant l’instant, ce centre autour duquel tout tourne. Récapitulons. Ne pas admettre l’instant, c’est revenir à Socrate, et n’était-ce pas lui que nous voulions quitter pour aller à la découverte ? A établir l’instant, on a le paradoxe ; car dans sa forme la plus abrégée le paradoxe peut s’appeler l’instant ; c’est l’instant qui fait du disciple la non-vérité ; l’homme qui se connaissait se perd en perplexité sur lui-même et, au lieu de la connaissance de soi, prend conscience du péché, etc ; dès que nous posons l’instant, tout va tout seul. »
Kierkegaard, Riens philosophiques, Gallimard, 1948
Lorsque nos amis les popeux, que par ailleurs je vénère pour leur sens de la mèche, se rebellent, accrochez vous, ça pique les yeux.

ARCHIVE – FUCK YOU
There's a look on your face I would like to knock out
See the sin in your grin and the shape of your mouth
All I want is to see you in terrible pain
Though we won’t ever meet I remember your name
Can't believe you were once just like anyone else
then you grew and became like the devil himself
Pray to God I think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway
You`re a scum, you`re a scum and I hope that you know
That the cracks in your smile are beginning to show
Now the world needs to see that it's time you should go
There's no light in your eyes and your brain is too slow
Can't believe you were once just like anyone else
then you grew and became like the devil himself
Pray to God I can think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway
Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth
I could creep up beside put a gun in your mouth
makes me sick when I hear all the shit that you say
so much crap coming out it must take you all day
There's a space kept in hell with your name on the seat
With a spike in the chair just to make it complete
When you look at yourself do you see what I see
If you do why the fuck are you looking at me
(si bémol, note du bloggeur)
There’s a time for us all and I think yours has been
Can you please hurry up cos I find you obscene
We can’t wait for the day that you’re never around
When that face isn’t here and you rot underground
Can’t believe you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don’t think I can so fuck you anyway
So fuck you anyway
Francis Buffle dit :
très clairement, tous les gars à qui j'ai fait ecouter EF ont tous eu la gaule.
Pam / dit :
j'ai pas de bite
Francis Buffle dit :
ca viendra.

Francis Buffle dit :
t'es dans le "ras le bol de mes murs et de ce qu'il s'y passe", je comprends, ça me fait ça partout.
Pam / dit :
ah ah
Pam / dit :
même aux chiottes ?
Francis Buffle dit :
non, là c'est bonheur et délivrance, c'est le plus bel "ailleurs" du monde.
Pam / dit :
ah oui
Pam / dit :
merveilleux
« Vive celui qui m’abandonne, il me rend à moi-même. »
F. Bayrou.
Euh, je veux dire, Montherlant.

Turn the ugly light off god
Wanna feel the night
Everyday it shines down on me
Dont you think that I see
Dont you think that I see what its all about
Hard to look the other way
While the world passes me by
And everyone is trying to bum me out
Its a pretty big world god
And I am awful small
Everyday they rain down on me
Flower in a hailstorm
Flower in a hailstorm
Im living for the drought
I could throw it back at them
But then I play their game
Everyone is trying to bum me out
When I came into this world they slapped me
And everyday since then Im slapped again
Tomorrows king: an unsightly coward
You see, I know Im gonna win
Turn the ugly light off god
Dont wanna see my face
Everyday it will betray me
Dont you think that I know
Dont you think that I know what theyre talking about
If they step on me tonight
Theyre gonna pay someday
Everyone is trying to bum me out
//
Theres a world outside
And I know cause Ive heard talk
In my sweetest dream
I would go out for a walk
But I dont think Im ready yet
Im not feeling up to it now
Just not that steady yet
And I dont need you telling me how
Theres some happiness
And my stone face cracks again
Maybe sometime sooner or later
But I dont think Im ready yet
Im not feeling up to it now
Just not that steady yet
And I dont need you telling me how
So if I leave my room
Dont you tell me to lighten up
Maybe sometime sooner or later
But I dont think Im ready yet
Im not feeling up to it now
Just not that steady yet
And I dont need you telling me how

De même que l'araignée au centre de sa toile tient entre ses pattes tous les commencements de ses fils, de sorte que, lorsque quelque insecte frappe la toile en quelque partie, elle le sent par la proximité de ses fils, de même, la partie directrice de l'âme, placée dans la région centrale, c'est-à-dire le coeur, tient les commencements des sens, de sorte que, lorsqu'ils lui communiquent quelque chose, elle puisse en prendre connaissance de par sa proximité.
Chrysippe
Vos points de vue