Mardi 31 janvier 2006

C’est parce que mes envies n’avaient rien intégré

Cette main n’avait tellement pas été briffée

Et j’ai plongé, guidée par un instinct essentiel, naturel

La vue était belle, j’ai t’ai décroché

 

A –t-on attendu les larmes dans nos yeux

S’est-on affairé à retrouver les codes précieux

Dans la pâleur des chansons qui passaient, tu m’as touchée

J’ ai succombé

 

Les heures sont dures, les cadres lisses

L’alcool s’immisce, le froid perdure

Il ne s’est juste rien passé

Rien ne dure, dans ce baiser

 

Je n’ai pas trouvé l’argument pur d’une foi fébrile

Et toi accroché à mes bras trop secs pour te nourrir

Tu croyais que tenir, suffirait comme repas

 

Ne pas ouvrir les yeux et rester jeunes, rester frais

Nous avons eu raison pour une heure, d’essayer

Nous avons eu raison de ne pas nous attarder

De nous relever

 

On les nargue, on se targue de les avoir floués

Tout était contre nous, ça nous a réchauffé

Dans ce chaos organisé, tu es mon erreur préférée

Provoquée

 

Plus de vaines injures, de regards tristes

La joie persiste, l’ennui s’emmure

Nous avons donc été graciés

Rien ne dure, sauf ce brasier

 

Personne n’a dit que ce serait facile, mais certains, sois en sûr, n’écoutent pas

Plus dure sera la chute paraît-il, mais certains, je le jure,  ne tombent pas.

 Pour autant tout a changé

 Et regarde à présent ce qu’on fait des regrets

 Il aurait fallu rire peut-être, ne pas considérer

 Le doute a pris et dans ses semences fertiles

 Pour autant rien n’a changé

 Y a-t-il eu un souffle qui a remis mes cheveux

par Velma Egan publié dans : Ecrits vains
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Mardi 10 janvier 2006

« La peur n’évite pas le danger »

« Je me battrai, comme un seul homme, jusqu’au dernier »

« Concentrons-nous au-delà de ce que rencontre l’oeil »

« Regarder la vie en face, toujours, regarder la vie en face, la prendre pour ce qu’elle est et enfin, la mettre de côté. »

« L’Histoire est écrite par ceux qui ont pendus les héros. »

« Vivante à n’en plus finir. »

«Le Moi est haïssable – Pascal / J’emmerde Pascal – Moi »

« God forgives. I don’t. »

 

“La connaissance sans danger est comme l’éducation sans douleur. Elle ne vous apprend rien. »

« Tu es la grande erreur que je n’ai jamais faite. »

« Je suis encore vivant ! / Caligula, avant de mourir. »

« Don’t dream it, be it »

 

“J’allais vers toi sans fin vers la lumière, j’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.”

« Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s’effrayer, ça passe. »

« Tout salaire mérite travail. »

« L’avantage du couple, c’est d’être seuls ensemble. »

«  La Terre est l’Enfer d’une autre planète. »

 

par Velma Egan publié dans : Quoi encore ??
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Mardi 10 janvier 2006

« C’est depuis que j’ai arrêté d’en vouloir aux autres que tout va mal. Ne pas t’en vouloir de ne rien me donner, c’est m’en vouloir à moi de ne pas savoir prendre. »

 

« Pourtant rien n’est évident, sauf le rien, quand il survient. »

 

« Personne n’a dit que ce serait facile, mais certains, sois en sûr, n’écoutent pas.

Plus dure sera la chute paraît-il, mais certains, je le jure,  ne tombent pas. »

 

« C’est qu’il arrive un temps où la lumière reprend ses droits. »

 

 « J’ai enfin compris que je ne m’appartenais pas. Ni à personne. J’appartiens au grand plan que l’amour déroule devant moi. Et je ne sais toujours pas si c’est un miracle ou une catastrophe. »  

 

« C’est vraiment douloureux de sauter un battement de cœur. »

 «  N’oublie jamais qui tu aimes et pourquoi tu l’as aimé, confronte régulièrement la réalité à ces raisons, et tranche en faveur de l’honnêteté envers toi-même avant tout, car on est un mauvais amant si on aime par honnêteté envers l’autre. »

 « Il va falloir penser, un jour, à disparaître, avant qu’on s’en charge pour nous. » 

 « Il faut poursuivre la logique. »

 « Là, dans la profondeur de ton œil, regarde qui tu crois être, et  dans la profondeur des autres, regarde qui tu es. »

par Velma Egan publié dans : Quoi encore ??
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Mardi 10 janvier 2006

Lord of war, d’andrew Nicoll, sortie 04/01/2006

 

Ou comment le cynisme aura raison du Monde

 

Yuri Orlov (Nicolas Cage), immigré ukrainien, avec l’aide de son jeune frère (Jared Leto) qu’il manipule autant que sa femme, monte sa fortune en devenant le plus gros marchand d’armes du monde. Il pactise ainsi avec tous les plus grands chefs d’Etats, et fournit à lui seul les ¾ des armements nécessaires à quelques uns des plus importants conflits du moment, tout en échappant méticuleusement à Interpol, ayant dépêché son agent le plus acharné et intègre, Jack Valentine (Ethan Hawke). Il nous offre ainsi, au gré de sa réussite croissante et de ses périples divers, sa vision pragmatique, cynique et blasée du chaos organisé et capitalisé auquel il contribue.

 

Impeccablement réalisé sans tomber dans les dérives du sur-stylisé, interprété intelligemment, sans pathos ni larmoiement, Lord of war nous affecte insidieusement et douloureusement en nous délivrant un message dépassionné, non moralisateur et désabusé, à l’image de son personnage principal, splendide et décadent, odieux mais parfaitement admirable pourtant dans sa constance et son brio : le monde tombe en ruines, les salauds sont rois, il faut s’abstenir de prendre parti pour survivre et intégrer parfaitement les rouages de cette insupportable machine, et être son alliée, pour pouvoir la supporter.

 

Le plus injuste étant encore que vous vous en tirerez haut la main. Mais combien de temps ?

 Catchlines :

 

-1 habitant sur 12 dans le monde est armé, la question étant…comment armer les 11 autres ?

 

- La première fois que vous vendez une arme, c’est comme la première fois en amour :                  vous n’y connaissez strictement rien, vous faites tout mal et avec précipitation et c’est     généralement beaucoup plus bref que ça n’aurait du l’être.

 

- Je ne vous dit pas d’aller en Enfer, car je sais que vous y êtes déjà.

 

- Il est normal de commencer une relation dans le mensonge et la trahison, ce qui se tient, quand on voit la façon dont généralement elle se termine.

 

- On dit généralement : «  le Mal triomphe quand le bien ne fait rien » alors qu’il faudrait juste dire : « le Mal triomphe. »

 

- La Kalachnikov A 47est une arme d’une facilité d’utilisation étonnante. Même un enfant pourrait s’en servir, et d’ailleurs, ils le font.

par Velma Egan publié dans : Cinéma cinéma
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Leçon stoïcienne

De même que l'araignée au centre de sa toile tient entre ses pattes tous les commencements de ses fils, de sorte que, lorsque quelque insecte frappe la toile en quelque partie, elle le sent par la proximité de ses fils, de même, la partie directrice de l'âme, placée dans la région centrale, c'est-à-dire le coeur, tient les commencements des sens, de sorte que, lorsqu'ils lui communiquent quelque chose, elle puisse en prendre connaissance de par sa proximité.

Chrysippe

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