Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 01:30

J’ai travaillé sans dormir jusqu’à en tomber. Mais j’ai vu que je ne pouvais pas me détruire. Je résistais. 

J. Chessex, Transcendance et trangression.

 

 

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Et alors, qu’est-ce que tu vas faire, tu vas pleurer maintenant ?

Tu vas pleurer maintenant ?

Mais pleure donc !

Je te défie de le faire. Je te défie de céder.

 

Et non, toujours pas.

Les pierres dans les poches, le menton fier, la mâchoire scellée sur ma poitrine lestée, balançant un sourire légendaire je ne pleure pas, je regarde si plus loin, je tiens l’équilibre de me tendre de toutes mes patiences vers un horizon qui ne répond jamais.

 

J’ai écrit à tout le monde, j’ai rangé mes affaires, j’ai pu tout supporter, j’ai décidé de ne pas m’interrompre, de ne jamais nous taire, j’ai dépassé de loin les bornes atrophiées, insincères, que j’avais juré d’atteindre comme une Olympe mal éclairée. J’ai refusé de croire, et puis changé d’avis, erré pâle et usée, prétendu toutes mes forces. Je n’ai jamais trouvé.

Le pire, pourtant, le pire : j’aimais être mauvaise. Mes traîtrises, mes soupçons, mes colères et mensonges, ils me donnaient un voile tragique et sanguinaire, je suis à présent une pauvre fille entière, tendue, palpitante, vertueuse. Épurée, vidangée par l’écriture. J’ai donc atteint mon but. Celui de mes 15 ans. Celui ne de plus être.

 

Il y a pourtant deux trois petites choses qui me rassurent, grâce à mes amis de Saturne.

 

J’ouvre un livre – tiens donc.

 

Jacques Chessex, Transcendance et transgression. Entretiens avec Geneviève Bridel.

 

Oui j’ai lu depuis encore un nombre important de ces livres, dont certains également miraculeux, baladée de la chanson d’amour de Judas à l’île de sa Majesté des Mouches, disparaissant avec Scott Heim, drogué pathétique à l’écriture qui sent l’automne, les feuilles pourries, le sang sur ces feuilles pourries et la chimiothérapie, la peau mangée de tabac froid.

Mais je reviens à ces quelques constatations de Chessex, qui réchauffent mes extrémités engourdies, quand, à nouveau, encore, le vertige me saisit de m’être trompée tout à fait, de ne pas comprendre, d’être bernée par mes grandes manipulations consenties.

Les liens surnaturels, ces fumées minces sur l’île, s’échappant du feu des feuilles pourries masquant les rictus de petits Judas peinturlurés, ces liens se rematérialisent, ils invitent à ne pas perdre pied, ni patience. Ils nous disent, dans mille langues, dans mille siècles, encore et toujours ceci, momentanément recueilli dans les propos d’un homme disparu, dont la fumée, j’insiste, perdure.

Un jour, un bateau viendra. Nous saurons enfin ce qu’il s’est réellement passé quand nous avons disparu, enlevés par le monstre puis rendus à nos vies amnésiques et pantelants.

 

« J’avais le sentiment très fort qu’il y avait quelque part quelque chose que je devais atteindre, quelque chose qu’on me cachait, un secret, un mystère auquel j’avais droit et auquel je ne participais pas, du moins pas clairement. »

 

« J’ai toujours eu la conviction que le seul moyen de découvrir la vérité était, pour moi, de me fier à mes propres expériences. »

 

« Je crois que plus je lis les autres, plus je deviens moi-même. Aucune expérience n’est mieux révélatrice que la lecture d’un livre ou la contemplation d’un tableau. »

 

« Je n’écris plus avec cette sorte de culpabilité de l’écriture. Elle a complètement disparu pour faire place au pur jaillissement heureux, et je crois, à plus de légèreté. Et de lumière. »

 

« En fait, je me rends compte que les histoires extraordinaires, la science-fiction, ne me plaisent pas. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui pourrait être moi. »

 

« Je suis conscient de faire des déclarations dangereuses parce qu’on va me prendre pour une espèce de prophète qui meurt sans délai si on lui coupe la parole. Je n’ai rien d’un prophète. Je sais seulement que pour écrire, je dois réaliser cette coïncidence absolue de mon être et de mon pouvoir d’écrire, mon pouvoir de penser, afin que l’œuvre soit dans la plénitude. »

 

« Ainsi, au moment d’écrire, je suis porteur d’innombrables failles et abîmes. Je peux les restituer dans la plus grande clarté, avec la plus grande légèreté même, mais avec la rectitude absolue, métaphysique, que j’exige de moi. »

 

« L’alcool me permet de m’aventurer dans des lieux obscurs en moi, d’approcher des fantasmes, des gouffres, de développer une mémoire. Il me plongeait dans un état d’attente que j’aimais beaucoup. Je recherchais, moi qui suis Poisson, une espèce de descente en apnée, j’aimais les grandes profondeurs où le geste est inutile et même impossible. J’avais besoin d’une certaine dose d’alcool dans mon sang pour rester immobile. »

 

« Il y a comme une perfusion de l’éternité par le chef-d’œuvre, par les sommets où brûle cette flamme altière qu’on trouve dans une peinture, une œuvre, un poème, un essai. Participer à ces feux-là c’est mourir moins. Je crois qu’on vit plus longtemps devant un grand tableau de Goya, fût-ce le cruel Saturne. »

 

 

Jacques Chessex, Transcendance et transgression, entretiens avec Geneviève Bridel, La Bibliothèque des arts, 2002.

 

 

 

 

 

Simon regardait à l’intérieur d’une vaste gueule. L’intérieur était tout noir. Et autour aussi tout devenait noir. […] Simon était à l’intérieur de la gueule. Il y tomba et perdit connaissance.

 

William Golding, Sa Majesté des Mouches.

 

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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 23:25

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C’était très tôt. Les lueurs mal assurées projetaient des ombres grotesques. Le fracas à venir envoyait en éclaireur une brise mensongère. Soudain…

… la fureur inengendrée, l’onctueux affaissement de l’écume désespérant d’échapper au ciel, y retournant aspirée alors qu’accrochés à la rive ses doigts blancs implorant le sable s’évanouissaient, cette étreinte insupportable que ton œil imposa à ma poitrine, eh bien j’ai décidé immédiatement de ne pas la supporter. J’ai compris que de m’ouvrir par tous les moyens disponibles au propre comme au figuré permettrait mon salut, éviterait l’éclatement de mon dernier soleil aztèque.

Je suis depuis cette aube ouverte à tous les vents. J’autorise toutes les pénétrations, assurée pour toujours de la maîtrise de cette dispersion, sereine face à mes dissolutions, immensément disponible pour tous les conquérants, pour tous les parasites, distribuant mes fluides sans crainte aucune d’en manquer. Il en reste encore et toujours trop. Je laisse suppurer mon abcès que je trouve, abasourdie complaisante, par trop incroyablement gonflé, tendu et parfois superbe dans son anomalie, j’observe son écoulement terrifiant qui enduit les objets contondants, suintant d’une préhistoire de moi-seule connue, d’une origine enfouie qui se rappelle aux hommes par le milieu sacré de ma sphère fulminante.

J’étais prête pour les éruptions et les débordements, j’étais prête pour les incendiaires récidivistes, depuis cette aube convoquée par un seul de ces regards qui ensuite se multiplièrent, déchirant à jamais mes frêles hésitations, je fus prête, soumise consentante à la dévastation et la mélancolie, l’inouïe rébellion de mes entrailles folles qui ne trouvait de douceur que dans un peu de mépris, et de repos dans beaucoup de découragement. Prête pour l’expiration d’un souffle retenu d’une perpétuité monstre, accompagné du silence vrombissant de tympans déchirés à l’instant où se dérobe le sol, où descendent, précipités, nos organes exaltés par la terreur pure du danger.

Bientôt,  il n’y aura plus de danger nulle part.

Comme Henri Calet, quand je ferme les yeux, je regarde mon sang. Je regarde ce qu’il peut contenir, lui, que je ne laisse bien entendu jamais couler hors de moi. J’en extrais ce que je mélange à mon pus versatile, j’en extrais quelques gouttes seulement de mes constantes implacables, vertigineuses, que je n’ai cessé de tenter de trahir, en vain. Elles se reformaient, patientes et fortes d’un peu plus de pardon, d’un peu plus d’aplomb. Si je désirais me saigner sans discontinuer pour satisfaire la terre sèche, si je souhaitais me détruire tout à fait en présentant aux yeux vitreux ma plus pure essence à laquelle ils pourraient immédiatement mettre le feu, je ne le pourrais même pas. Je suis ma meilleure alliée, protégée en lieux sûrs.

Je peux m’offrir dans un tout à fait menteur, car je retiens de toutes ces multiples intrusions le germe qui démarre une nouvelle infection, entretient la première, et fabrique ce nectar subtil de pourrissement parfumé mutant pour la nouvelle adaptation, celui-là même qui enduit et raccompagne les visiteurs égarés en ma circonférence. J’accouche multi-quotidiennement dans une violence à chaque fois renouvelée, et tordant le bras armé de la science qui affirme qu’on ne peut apprivoiser la douleur, encore moins remporter de victoire sur elle, je trempe toutes mes pores et le moindre de mes orifices de cette substance magique libérée sous la dent du requin, anesthésiant profond qui trompe les systèmes pour dissimuler la morsure. Je n’ai, déchirée, violée, poignardée, ou simplement regardée de ces yeux qui font lever mes aubes ou bien tomber mes nuits, plus jamais mal.

Il n’y a plus dès lors de danger nulle part. J’ai sécurisé l’édifice. Vous pouvez tous entrer.

Vous ne pouvez rien me faire, mais je vous engluerai, moi, dans le moindre de mes recoins. Je vous rendrai au monde souillés. Lorsque j’aurai vidé parfaitement mon bubon royal et dominant, tumeur galopante recouvrant vos cellules, je resterai la seule purifiée et intacte, et je refermerai mon royaume.

J’aurai terminé cette farce écrite qui gangrène vos rétines et qui fatigue les miennes.

Il faudra commencer la vôtre.

Inengendrée.

Et dont je ne saurai rien.



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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 00:25

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« Mais tu oublies un peu vite le caractère tragique de la vie. »

Non, mutique pourvoyeur de stupre, je ne l’oublie jamais. Je te regarde et tout en moi fracture pour te laisser revenir. Et je ne t’oublie pas, mais voilà tu disparais. Mais moi, je ne t’oublie pas. Je disparais. Mais ne t’oublie jamais.

Et je ne suis plus là, déjà. Trop entendu de ton rien.

 

Dis-moi « J’ai le regard perdu dans la mer ».

Il le dit. Mais il demande pourquoi.

Parce que, crétin. Tu as le regard constamment perdu dans la mer, je t’écris tes dialogues, tu formules. Je te donne des nouvelles de toi.

C’est Breton qui l’a dit avant toi. Prie, prie pour que personne ne comprenne jamais ce que tu dis, petite chérie, ou tu seras perdue à jamais pour le monde entier, tu n’auras aucune chance.

Faux, je suis Breton avant même qu’il n’existe. Et je ne prie pas, étranger, je m’aide.

Il faudrait savoir, je croyais que tu étais Jacques Chessex.

Je suis Jacques Chessex. Depuis même qu’il n’existe plus.

Tu n’as donc plus de ce sexe féminin, à l’heure qu’il est.

Sache que je n’ai plus jamais de ce sexe défini lorsque je pose quelques mots pour peindre l’essentiel, le rater, recommencer. Mais femme, ensuite, je n’ai jamais douté de l’être.

Tu es donc quoi, Jacques Chessex, ta nouvelle obsession.

Je suis la fumée noire qui persiste de la bougie éteinte de Chessex. Maintenant, dis-moi « Tu es plus belle que le ciel et la mer ». Deviens Cendrars. Tu peux le faire, et c’est le minimum.

Il le dit.

J’ai enfin entendu ce que je voulais entendre.

 

Dieu, il faut donc tout écrire en ce bas monde, pour retrouver un peu de ta puissance. Dis-le, que tu n’es pas revenu. Avoue ! Car nous avons bien cherché.

Tout le monde de mes amours passées est mort. Je suis emplie de leurs bruissements. « Caligula ! Toi aussi, toi aussi tu voulais la lune. » Deviens Camus !  Dis-le, dis-le pour moi. Sois les C, Chessex, Cendrars, Camus, et puis le Grand Absent.

Pas un de mes amants dont le souvenir me ranime. Je suis entière, catastrophique, sans leur moitié. Je le paye de ma satiété. Assez.

 

Pâques finit, mon amour, prépare-toi à partir.

Mensonges, mensonges de m’avoir adressé la parole. Tu ne m’adresses rien du tout, tu répètes ce que j’ai déjà écrit. Je ne vois rien du désarmé authentique. Ton calcul, tes formules sont hideuses. Je ne t’entends plus. Tout autour se vide, et je ne vois que la mer. J’ai fini par épouser ce silence devant les plus hautes autorités.

Mon cœur se dérègle.

Il saute un battement, remonte dans ma gorge, finit par déborder par ma voix.

 

Dieu, et je t’appelle.

 

Pas un seul son ne sort.

 

Qui, alors, viendra ?

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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 23:06

Endymion

 

Où l’on apprend que même les plus convaincus, tel le moine Évagre le Pontique, pouvaient s’ennuyer mortellement en lisant les classiques.


 

« Il y a certains démons impurs qui se tiennent toujours assis aux côtés de ceux qui lisent, souvent même en prenant prétexte des divines Écritures elles-mêmes, pour aboutir à des pensées mauvaises. Il arrive aussi qu’ils les contraignent à bâiller plus que de coutume et provoquent un sommeil bien lourd très différent du sommeil habituel. Certains frères ont imaginé que c’était l’action d’une mystérieuse réaction naturelle. Pour ma part j’ai observé souvent ce phénomène et voici ce que j’ai compris : ils touchent les paupières et toute la tête et ils la refroidissent de leur propre corps, car les corps des démons sont très froids et pareils à de la glace. Ainsi sentons-nous notre tête comme aspirée par une ventouse, avec un grincement. […] Pourtant le sommeil naturel normalement réchauffe le corps et rend florissant le visage des gens bien portants, comme on peut l’apprendre de l’expérience elle-même. Eux, à l’inverse, provoquent des bâillements contraires à la nature et prolongés, et ils se font tout petits pour toucher l’intérieur de la bouche. Ce phénomène je ne l’avais jusqu’à ce jour pas compris, bien que l’ayant souvent éprouvé, mais j’ai entendu le saint Macaire m’en parler et donner comme preuve que ceux qui bâillent se signent la bouche selon une vieille et mystérieuse tradition. Tout cela, nous l’éprouvons parce que nous ne sommes pas assez vigilants et attentifs à la lecture et oublions que nous lisons les paroles saintes du Dieu vivant. »

 

Évagre le Pontique [fin du IVe siècle], Sur les pensées, Le Cerf, 1998, §33 , p 267. Traduction par Paul Géhin, Claire et Antoine Guillaumont.

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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 14:15

Vertige de la liste.

Umberto Éco.

 

En sept jours, ils ont créé L’Entretien.


Trois iconoclastes, Juan Asensio, Éric Bonnargent alias Bartleby et François Monti, se sont rassemblés autour de la littérature, du langage, de la critique et de la vérité.

 

L’aventure touche à sa fin.


 

3iconoclastesliban

 

Suivez les liens pour une promenade en sous-bois inédite sur la Toile…

   

Dans le monde du crime littéraire, la police du Goût traque sans répit les imposteurs les plus dangereux (ou risibles) grâce à une unité d’élite, appelée ABM. Voici leur histoire.

 

 

Préface, ici-même.

   

Première partie : publiée sur le Stalker

 

Index des auteurs cités :

 

Baudelaire, Charles

Benda, Julien

Benjamin, Walter

Blanchot, Maurice

Bloom, Harold

Bolaño , Roberto

Broch, Hermann

Campo, Christina

Dante Alighieri

Dantec, Maurice G.

Evenson, Brian

Faulkner, William

Ferré, Juan Francisco

Gass, William

Gavalda, Anna

Hofmannsthal, Hugo von

Houellebecq, Michel

Kierkegaard, Søren

Lagerkvist, Pär

Maistre, Joseph de

Mallarmé, Stéphane

McCann, Colum

McCarthy, Cormac

Musso, Guillaume

Ndiaye, Marie

Nietzsche, Friedrich

Nothomb, Amélie

Pétrarque

Sàbato, Ernesto

Villemain, Marc


Bibliographie indicative :

 

Benda Julien, La France byzantine ou le triomphe de la littérature pure, Gallimard, 1981.

Benjamin Walter, Sur le langage en général et sur le langage humain, Œuvres 1, Gallimard (coll. Folio essais), 2000.

Blanchot Maurice, Le Livre à venir, Gallimard (coll. Folio essais), 1986.Bloom Harold, Ruiner les vérités sacrées : poésie et croyance de la Bible à aujourd’hui, Circé, 1999.

Broch Hermann, La Mort de Virgile, Gallimard (coll. L’Imaginaire), 1980.

Evenson Brian, Inversion, Le Cherche Midi, 2007 et Contagion, Le Cherche Midi, 2005.

Faulkner William, Absalon ! Absalon !, Gallimard (coll. L’Imaginaire), 2000.

Hofmannsthal  Hugo von, Les mots ne sont pas de ce monde : Lettre à un officier de marine, Rivages (coll. Petite bibliothèque), 2005.

Hugo Victor, Les Travailleurs de la mer, Le Livre de Poche (coll. Classiques d'aujourd'hui,) 2002.

Pétrarque, Mon ignorance et celle de tant d’autres, J.Millon, 2000.

Sàbato  Ernesto, Trilogie : Le Tunnel, Seuil (coll. Points), 1995, Héros et tombes, Points (coll. Signatures), 2009 et L’Ange des ténèbres, Seuil (coll. Points), 1996.

 

 

 


 Deuxième partie : publiée sur Tabula Rasa

 

Index des auteurs cités

 

Améry, Jean

Asensio, Juan

Bergamin, José

Blake, William

Bolaño , Roberto

Conrad, Joseph

Evenson, Brian

Faulkner, William

Fernandez Porta, Eloy

Gass, William

Lagerkvist, Pär

McCann, Colum

McCarthy, Cormac

Melville, Herman

Musso, Guillaume

Powers, Richard

Thibaudet, Albert

Vargas Llosa, Mario

Villemain, Marc

 

Bibliographie indicative


Asensio Juan, Maudit soit Andreas Werckmeister !, Ed. de la Nuit (coll. Maëlstrom), 2008.

Bergamín José, Le puits de l'angoisse. Moquerie et passion de l'homme invisible, Éditions de L'Éclat (coll. Philosophie imaginaire),1997. 

—, L'importance du Démon et autres choses sans importance, Éditions de L'Éclat (coll. Philosophie imaginaire), 1993.

Conrad Joseph, Au Cœur des ténèbres, Gallimard (coll. L’Imaginaire), 2009.   

Faulkner William, Parabole, Gallimard (coll. Folio), 1997.   

Gass William, Le Tunnel, Le Cherche Midi, 2007.

McCarthy Cormac, Méridien de sang, Points, 2001.   

Melville Herman, Pierre ou les ambiguïtés, Gallimard (coll. Folio), 1999.   

Thibaudet Albert, Réflexions sur la littérature, Gallimard (coll. Quarto), 2007.   

Vargas Llosa Mario, La Vérité par le mensonge, Gallimard (coll. Arcades), 2006.

 

 

Troisième partie : publiée sur Bartleby les yeux ouverts


Index des auteurs cités


Barthes, Roland

Baudelaire, Charles

Bernanos, Georges

Blanchot, Maurice

Blumemberg, Hans

Bolaño , Roberto

Cessole, Bruno de

Compagnon, Antoine

Coover, Robert

Derrida, Jacques

Divoire, Fernand

Du Bos, Charles

Ferré, Juan Francisco

Gadenne, Paul

Gass, William

Genette, Gérard

Goethe, Johann Wolfgang von

Golding, William

Goytisolo, Juan

Haenel, Yannick

Johnson, B.S.

Melville, Herman

Merleau-Ponty, Maurice

Molinié, Gérard

Pynchon, Thomas

Rivière, Jacques

Sainte-Beuve, Charles-Augustin

Sebald, Winfried Georg

Shakespeare, William

Thibaudet, Albert

Vollmann, William Tanner

Wallace, David Foster

 

Bibliographie indicative

 

Baudelaire Charles, Écrits sur la littérature, LGF (coll. Classiques de poche), 2005.

Blumemberg Hans, La Lisibilité du monde, Le Cerf (coll. passages), 2008.

Compagnon Antoine, Les Antimodernes de Joseph de Maistre à Roland Barthes, Gallimard, 2005

Divoire Fernand, Introduction à l’étude de la stratégie littéraire, Mille et une nuits, 2005

Du Bos Charles, Qu’est-ce que la littérature ?, L’Âge d’homme, 1989.

Golding William, Sa Majesté des mouches, Gallimard (Folio), 1983.

Merleau-Ponty Maurice, La Prose du monde, Gallimard (coll. Tel), 1992

Sainte-Beuve Charles-Augustin, Pour la critique, Gallimard (coll. Folio Essais), 1992.

Shakespeare William, Macbeth, Flammarion (coll. GF bilingue), 2006.

   

 

Quatrième partie : publiée sur Stalker

 

Index des auteurs cités


Artaud, Antonin

Bloom, Harold

Butor, Michel

Canetti, Élias

Chevillard, Éric

Cioran, Emil

Condorcet

Coover, Robert

Dàvila, Nicolas Gómez

Dostoïevski, Fedor Mikhaïlovitch

Énard, Mathias

Faulkner, William

Ferré, Juan Francisco

Gass, William

Guyotat, Pierre

Heidegger, Martin

Hofmannsthal, Hugo von

Humboldt, Wilhelm von

Husserl, Edmund

Johnson, B.S.

Jonas, Hans

Joyce, James

Kierkegaard, Søren

Maistre, Joseph de

McCarthy, Cormac

Melville, Herman

Platon

Ponge, Francis

Powers, Richard

Pynchon, Thomas

Rimbaud, Arthur

Sàbato, Ernesto

Steiner, George

Sterne, Laurence

Strauss, Leo

Virgile

Vollmann, William Tanner

Wallace, David Foster

Whitehead, Alfred North

 

Bibliographie sélective

 

Canetti Elias, Le territoire de l’homme, Le Livre de Poche (coll. Biblio), 1998

—, Le Cœur secret de l’horloge, Le Livre de Poche (coll. Biblio), 1998.

Cioran Emil, Exercices d’admiration, Gallimard (coll. Arcades), 1995. 

Dàvila Nicolas Gómez , Le Réactionnaire authentique, Le Rocher, 2004

Humboldt Wilhelm von, Sur le caractère national des langues : et autres écrits sur le langage, Seuil (coll. Points), 2000. 

Jonas Hans, Pour une éthique du futur, Rivages (coll. Petite Bibliothèque), 1998.

 

 

Cinquième partie : publiée sur Tabula Rasa

 

Index des auteurs cités

 

Beckett, Samuel

Bolaño , Roberto

Borges, Jorge Luis

Gass, William

Gavalda, Anna

Joyce, James

Lacan, Jacques

Molière (Poquelin, Jean-Baptiste, dit)

Musil, Robert

Sàbato, Ernesto

Woolf, Virginia

Cervantès, Miguel de

 

Bibliographie sélective


Bolaño  Roberto, 2666, Bourgois, 2008.

Borges Jorge Luis, Sàbato Ernesto, Conversations à Buenos Aires, 10-18, 2004.

Joyce James, Ulysse, Gallimard (Coll. Folio), 2006.

Musil  Robert, L’Homme sans qualités vol. 1 et 2, Seuil, 2004.

 

 

 

 

 

Sixième partie : publiée sur Bartleby les yeux ouverts

 

Index des auteurs cités

 

Bernanos, Georges

Blanchot, Maurice

Bolaño  Roberto

Borges, Jorge Luis

Canetti, Elias

Compagnon, Antoine

Conrad, Joseph

Dilthey, Wilhelm

Faulkner, William

Hofmannsthal, Hugo von

Johnson, B.S.

Kafka, Franz

Lovecraft, Howard Philips

Magny, Claude-Edmonde

Melville, Herman

Moretti, Franco

Nothomb, Amélie

Parménide

Shakespeare, William

Steiner, George

Vollmann, William Tanner

Woolf, Virginia

 

 

Bibliographie sélective


Bernanos Georges, Monsieur Ouine, Castor Astral, 2008.

Hofmannsthal Hugo von, Lettre de Lord Chandos, Rivages (coll. Petite bibliothèque), 2000.

Magny Claude-Edmonde, Essai sur les limites de la littérature, Payot, 1968.

Melville Herman, Moby Dick, Gallimard (coll. Folio), 2008.

Moretti Franco, Signs Taken for Wonders, 1983 et The Way of the World, 1987.
Steiner George, Langage et silence, Seuil, 1969.

Woolf Virginia, Journal d’un écrivain, 10-18, 2000.

 

 

Septième partie: publiée sur Stalker

 

Index des auteurs cités


Arendt, Hannah

Aristote

Asensio, Juan

Benjamin, Walter

Bolaño  Roberto

Borges, Jorge Luis

Boutang, Pierre

Clarke, Arthur C.

Coe, Jonathan

Dante Alighieri

Ellis, Bret Easton

Evenson, Brian

Gracq, Julien

Haenel, Yannick

Humboldt, Wilhelm von

Marion, Jean-Luc

McCarthy, Cormac

Meschonnic, Henri

Molinié, Georges

Moretti, Franco

Shakespeare, William

Steiner, George

Yeats, William Butler

 

 

Bibliographie sélective


Asensio Juan, Essai sur l’oeuvre de George Steiner. La Parole souffle sur notre poussière, L’Harmattan (coll. L'ouverture philosophique), 2001.

Bolaño Roberto, La Littérature nazie en Amérique, Bourgois (coll. Titres), 2006.

Boutang Pierre, Art poétique, autres mêmes, La Table Ronde, 1988.

Gracq Julien, La Littérature à l’estomac, José Corti, 1992.

Marion Jean-Luc, L’Idole et la distance : cinq études, LGF, 1991.

McCarthy Cormac, La Route, Points, 2009.

Steiner George,  Après Babel: une poétique du dire et de la traduction, Albin Michel (coll. Bibliothèque de l'évolution de l'humanité)), 1998.

—, Réelles présences. Les arts du sens, Gallimard (coll. Folio Essais), 1994.

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  • : Medellia au V.I.T.R.I.O.L: creuse, trouve.
  • Medellia au V.I.T.R.I.O.L: creuse, trouve.
  • : "Un livre qu'on soutient est un livre qui tombe" disait Rivarol. En le ramassant on se blesse. Il convient alors ensuite de "porter élégamment la cuirasse".

Pense bête

Fils d'hommes, jusques à quand aurez-vous le cœur lourd, aimerez-vous des riens, rechercherez-vous le mensonge ? » (Psaumes 4,3)

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I am the true green and golden Lion without cares
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