Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 00:09

 

 

DSCF0883 - Copie

 

I gotta feeling

That tonight’s gonna be a good night.

That tonight’s gonna be a good night.

That tonight’s gonna be a good good night.

Black Eyed Peas, I Gotta Feeling.

 

 

 

 

Ce n’est pas de cela dont je parle.

Notre cœur nous tue. Il voudra tout reprendre, son expansion n’aura aucune limite. Il contient, il forcit, c’en est immunisant. Comprenez, la structure ne plie plus. J’arrive au terme de la construction des poutres porteuses. Je suis pile dans les temps. Je peux m’intenter toutes les expériences de tous les savoirs, je n’ai plus l’ombre d’une crainte qu’elles ne produisent effondrement. Autarcie presque complète, confusion peut-être, vastes éclairs subits dans la nuit tiède, mon amie.

C’est que je les aime d’un amour fou, imputrescible, incontrôlable, féroce et bouillonnant, ces lignes aux vélins parfumés de tabac froid, ces bateaux lourds et tristes fendant les fuseaux, ces avions surnaturels qui m’avalent, me projettent, jouent avec mon âge, ces ponts jetés sous lesquels je me perds, ces créatures au pelage envoûtant à l’odeur inouïe qui ne me comprennent jamais et me tolèrent à peine. Je lutte, croyez-le bien, contre toute cette mystique introvertie, extravertie, encombrante. Sentimentale ? Mais comment donc. Si j’osais seulement m’y abandonner, avec tout ce que je dois porter, entreprendre et envisager, mes seigneurs, je ne me retrouverais jamais. Je me tiens devant vous un genou à terre, les paumes offertes, le Globe de toutes vos fulgurances sur les épaules, un sourire de profonde gratitude aux lèvres et l’œil, votre obligé, planté dans vos prunelles. Bien sûr que non, sentimentale, allons allons. Pire que cela. Je suis animée.

Ce qui m’intéresse, pour le moment, c’est revenir. La sagesse suprême consistera probablement à ne même plus tenter de partir. Chaque chose en son temps.

Tout ceci n’a ni queue ni tête, reprenons. Il est entré en furie, fantôme errant et pitoyable, a immobilisé l’assistance. Je me suis levée, faisant face à la potence, pliant imperceptiblement les épaules et expirant doucement en baissant les yeux. Tous me regardaient. « Tu m’as oublié » me dit-il et il me montre ses avant-bras, coupable, oui, moi. « Tu vois, tu vois ce qu’il en coûte, je me lacère les bras pour toi. Tu m’as perfusé ton odieux malheur et puis tu es partie. Maintenant j’essaye sans cesse de mourir vraiment pour disparaître enfin dans ce fleuve de feu et ma malédiction est que j’en suis incapable, je suis maudit, tu m’as maudit et tu avais raison. » Je reste droite, je regarde à l’intérieur de moi afin d’y voir moins clair. « Tous me regardent », lui réponds-je faiblement. « Tous, et cela n’a jamais tué les forces qui rampent pour sortir par tes poignets. Je suis désolée que tu ne les supportes pas, que tu choisisses l’écoulement et l’errance. Les miennes je les capture et les isole précieusement, je suis une impitoyable geôlière. Je suis un monstre. Tu possèdes à présent un peu de ces gènes maléfiques. Je t’ai contaminé, c’est vrai. Tous me regardent, et maintenant que j’affiche mes bubons, tous, enfin, me voient. Je n’ai plus jamais peur. Ta panique pure est une insulte à ce que nous sommes. Laisse-toi sortir, regarde-moi moins belle et peut-être alors je reviendrai. Peut-être enfin tu partiras pour reposer en paix. »

Mais ce n’est pas de cela dont je parle.

Ce qui m’intéresse pour le moment, c’est revenir, oui. Mais sans toi.

Bon écoute. J’ai déjà tout expliqué. Mais je vais le refaire pour combler ces cratères ouverts brusquement par ton chagrin et ton angoisse, je vais te parler mon amour, sans fin et jusqu’à ce que tu t’endormes enfin sur tes blessures de guerre. Je peux te bercer, t’envelopper, t’élever. Je peux masser ton dos endolori et sentir tes impuissances rouler entre mes mains. Je n’ai jamais craint le pourrissement, les dents déchaussées et les sueurs sèches de matins compliqués. Seulement je ne reste pas. Je ne reste jamais. Je suis à tes côtés absente, il faut le supporter. Il n’y a rien à faire, j’aime trop le silence. Parler, rire et briller oui, je crois que je saurais le faire. Mais je m’écroule enfin à la fin de la prestation et entends recouvrir ces indignités d’autant d’austères obédiences. Je ne peux plus, alors, parler un mot. Je n’ai plus de son disponible. Mutique insolente, je ferme. Il me faut un temps insensé pour chaque convalescence, je manque perdre mes essences précieuses dans chaque grand déballage, j’ai besoin de faire revenir doucement mes chatons sauvages effrayés sous les meubles, qui m’en veulent de les avoir éclaboussés de champagne et d’épileptiques et chromatiques violences. Je dois les panser, les ébouriffer, les voir surgir à nouveau, pas encore découragés par ces fascinations pour l’amusement perpétuel, enfer moderne où les flammes d’aluminium font jaillir des larmes de joie.

Toi tu es du soleil, tu as une chance impossible. J’ai vite trop chaud, je suis mal à mon aise dans tes rayons cancérigènes. Personne ne me prendra vivante, comprends-tu donc. Je ne veux pas de temple lumineux, d’enfant blond dans les bras, j’ai déjà cureté un avenir à trois, et brisé une bague. Je n’aurais pas assez d’une vie pour ma lente pénitence, personne n’aura pitié de moi. Tu me parles de monstres je suis un cirque gigantesque de freaks inconcevables, vrillant à l’abdomen du passant égaré une trouille innommable, j’ai juste fardé un peu la baraque branlante, cloué les volets, creusé un abri bétonné. Rien à voir, misérable, avec ta folie ordinaire, je suis malheureusement tout sauf à enfermer. J’étais la poupée du démon, je lui crache maintenant à la gueule et je lui résiste sans le moindre état d’âme, je l’expurge, je le défie et ne baisse jamais la garde, je suis un vecteur rebelle qui décide des informations qui transiteront, je ne vis plus que pour personne, comprends-tu ? J’ai besoin du grand vide détaché pour mener toutes ces expériences, si je craignais pour toi, si je tenais à toi, je serais aliénée et superbe, certes, mais aliénée et superbe, et contrainte et rendue à la vie factice contenue dans ces quotidiens brûlants où tout, hostile, nous presse de rejoindre une place avant la fin de la ritournelle entêtante. Je ne veux pas qu’on me presse, je décante, lentement, inhumainement lentement, la science éternelle, à la recherche, inhumaine elle-aussi, de cette pierre insécable qu’aucune promesse tenue ne m’a fait à ce jour entrapercevoir.

Auto-sabotage, mon amour. Flagellation et supplices, solitude imposée. Tentations. Feu. Colère. Impossible de me tremper autrement. Je ne dois plus te vouloir. Il faut que j’y arrive, je finirai par savoir.

Personne ne me prendra vivante, mon amour.

Je ne sais même plus qui tu es, anyway, plaqué dans les tournants, caché entre les draps, glissant en courant d’air sur ma peau exténuée des torsions animées que je lui inflige. J’en ai marre, aussi, de devoir me montrer. Mais je n’ai plus d’autre option que de continuer, dans mon laboratoire, seule comme la lune éclairant d’un peu loin tous les tordus de l’ombre, les chiens galeux de la nuit et les aimant de loin, incapable de bouger. Incapable de le désirer seulement. M’éclipser progressivement, par quartier, de leur vue.

Encore une fois, j’ai fini d’en désespérer, je dois me remettre au travail. C’est devant tous mes coins de papier que je me sens encore le plus… animée.

Car ce n’est pas de cela dont je parle. Ce n’est pas encore de cela dont je voulais parler. Mais je ne suis pas prête. Il faut que j’y arrive. Il faudra me laisser. L’humain m’éteint, je dois rester éveillée.


 

Publié dans : Ecrits vains : à moi
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 14:37

Rincez-vous l'oeil de mes scandaleux dessous, c 'est gratuit et 100% amateur.

 

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Qu'on ne me dise plus que je ne sais pas retenir mes (hypothétiques) lecteurs.

Publié dans : Inadmissible ! : les privés d'autorité
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 16:34
 
[Note précédemment publiée le 6 avril 2006, remise en une avant une plus sérieuse reprise des activités]

Staten Island Ferry
J’ai pris le premier avion pour la Sicile.
J’ai parcouru les côtes de cette île démentielle, sauvage, antique, baroque et désolée.
J’ai compté les mobylettes bleues, mangé les oursins et fouetté l’eau trop claire.
J’ai cherché à effacer l’occident, le moderne, cherché à dupliquer les pierres des dieux.
J’ai affronté la culture de la violence, de l’honneur, de la passion et du secret. Tout, tout pour que mon corps, imperceptible dans cette démesure d’espaces géométriques, calculés par l’ancêtre perdu entre la nature éblouissante et les croyances étouffantes, se reforme, retrouve confiance, et chaleur. J’ai cherché les sirènes, écouté la fontaine d’Aréthuse, pleuré à Agrigente, plongé à Lampedusa, cheminé à Palerme, suffoqué dans les vapeurs trop lourdes de ce port que j’ai quitté enfin, dans un bateau énorme, frustrée encore de n’avoir pas partagé l’Etna fumant, le sable noir et les structures vides inachevées plantées face à la mer, les catacombes et les temples debout, insolemment debout après deux mille ans quand toi tu t’es couché au bout de vingt cinq.
J’ai cherché l’isolement, la rencontre, le nouveau souffle. J’ai bu , beaucoup, pour engourdir facilement le plus gros de la douleur. J’ai transpiré, figée sur les rochers de Marsala, les yeux vers ailleurs. J’ai même voulu parfaitement en finir avec toi.
Et puis j’ai atteint la Crète. Ses labyrinthes d’oliviers. Ses bateaux verts, bleus, rouges. Ses yeux bleus et noirs, comme autant de rappels des divinités proches, des cyclades, à deux pas. Et là encore, j’ai brûlé mes yeux à moi ouverts dans la mer Egée, brûlé ma gorge dans l’ouzo non coupé, brûlé ma peau contre les turcs, autres étrangers comme moi, perdus sur une île minuscule. J’ai fixé l’horizon jusqu’à la nausée, croyant y voir ta main tendue.
J’ai touché à Ierapetra la dernière pierre avant la fin de l’Europe.
J’ai senti les rayons d’un soleil déjà plus tout à fait continental. Respiré un air déjà imprégné des épices d’orient. Je me suis tenue en équilibre au-dessous des cieux désespérément bleus, toujours bleus, cherchant avec avidité le vert qu’aurait du générer ce pays d’azur et d’ocre. J’aurais pu tout autant ne pas bouger. D’un cil. Rester dans ce village, couchée contre ta tombe.
Mais quoi d’autre que les îles, Paul, pour sentir le détachement, l’individualité, essayer de se sortir du carcan ? Quoi de mieux qu’une île, finalement, pour ne pas dériver vainement et garder la tête hors de l’eau ?
Je pensais te retrouver si loin. Je pensais comprendre mieux, en reculant.
Mais non Paul, c’était là. Juste proche, accessible, chaud, si chaud. C’était juste là. C’est tellement évident. On le savait, on savait que c’était trop d’honneur, que tout le reste le noierait dans la masse.
C’est la masse qui gagne. On a perdu. Tu as perdu. Il faut s’affairer à présent pour recommencer à se forger ces petits anneaux de bien-être à enfiler sur nos doigts jusqu’à ce qu’on ait enfin des gants d’or, qui pareront les coups de règle.
Et Richard qui hurle.
« Il mio refugio, sei tu »…
 
Alors c’est donc ainsi que l’on définit une bonne expérience. L’avion ne s’écrase pas, on ne perd pas nos bagages, il n’y a pas de moustiques, on ne se perd pas, il y a du silence, du soleil, de l’eau, de l’alcool, du poulpe grillé. Et du vent…et puis ce sentiment violent que tout est à recommencer. Comme si les cycles vitaux, universels, n’étaient créés que par nos différents partenaires de cœur et de corps.
« Give me your hands, ‘cause you’re wonderful »
Je me dirige vers le lumineux, paraît-il. Extraire l’or de la merde, tout ça…merci maman pour la belle méthode de survie dans la boue.

Paul, adieu. Je t’ai enterré dans le sol des dieux, j’ai accompli le rite initiatique. Je t’ai accompagné jusqu’où j’ai pu. Je peux revenir. Sans me retourner. Mais sans toi.
Publié dans : Ecrits vains : à moi
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 11:25
[Remise en une d'une note précédemment publiée le 20 janvier 2008. ]



Les recherches au sol n’ont rien donné. J’arrête.
L‘apologie du vide est prétentieuse, disons que l’étendue d’eau n’en finit plus, il n’y a pas de Nouveau Monde pour cette fois. Et finalement, la dérive devient une berceuse, je n’ai pas peur pour moi, si je coule le poids de mon corps deviendra supportable, les failles m’accueilleront dans un silence caressant.

Mais je ne coulerai pas. Je dois tenir une main sous les embruns, et lui montrer.
J’ai rasé les murs de la grande ville, patienté dans le bruit sans envergure, je n’ai rien trouvé comme promesse à lui faire, elle n’écoutait pas, jamais. Je ne m’en plains pas, je ne la regardais pas. Ce n’est pas un scandale. Mais enfin, nous ne sommes rapidement plus personne, nos cœurs se vident, nos yeux se vitrent, nos peaux grisent, l’instinct abdique.

Toi tu n’as jamais cherché, tu n’as aucune idée de ce qui s’est entassé sans tri pendant des années, à ton insu. Tu voudrais tout découvrir pour t’en débarrasser, amusé, en recul, détaché de ton propre butin, certain de pouvoir t’en laver les mains si ça tournait mal. Mais l’importance te rattrape. Rien ne comptait, et te voilà impliqué sans objet.
Tu as eu des pertes lourdes, à ne savoir rien retenir. Ta dérive est moins joyeuse, tu scrutes un horizon qui te moque, insolent dans sa pure régularité inaccessible. As-tu toujours ce mal vrillé à l’estomac ? Sais-tu apprécier le roulis pour dormir, enfin ?

J’ai froid pour toi, j’ai peur pour toi, je ne peux rien faire. Si l’océan se soulève, si la coque déchire, si les avions explosent et les tours s’effondrent, si les lumières s’éteignent et les paillettes tarissent, si je manque de vivres, si je m’endors et relâche mon attention et ta main, si tu glisses du cockpit déchiré, si le feu éclair t’emporte dans un couloir incandescent, si le rideau s’abat sur ta prestation médiocre, si tu pleures en coulisse, je coulerai sans résistance, je remercierai la corde qui m’attache à la proue avant qu’elle ne se brise sur un glacier immense. Ce n’est pas un scandale.

 

Pour l’heure, sur nos radeaux solides lissant la mer d’huile sous un soleil clément, New York n’existe pas, profitons-en pour sourire.

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Publié dans : Ecrits vains : à moi
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 18:59

 

« Comment vous expliquer ? dit le moine Syméon à son visiteur qui arrivait de Panoptie. […]

Supprimez ce que vous ne voyez pas, et  vous supprimez aussi ce que vous voyez. Alors se crée un grand éblouissement aveugle, extinction des choses vues.

Voir est dévorant. Les choses que nous voyons sont moins les emblèmes de ses victoires que des limites à son expansion. Elles nous en protègent, tels des esquifs dont les bords fragiles arrêtent – mais pour combien de temps ? – son océanique avancée. Les peintres savent le danger. Ils jouent avec ce feu. Vous devez connaître, aussi, chez vous, ceux qui entourent d’un trait lumineux certains objets opaques, à la manière dont la blancheur d’une vague limite sur le rivage d’une terre l’omnipotence solaire de la mer. Il y a ceux qui combattent la clarté en y jetant des ombres. Mais parmi les peintres, il y a également les captifs de la passion de voir ; ils livrent les choses à la lumière et ils les perdent, naufragées dans la visibilité. Au fond, nous sommes tous des peintres, même si nous ne construisons pas des théâtres où se déroule cette lutte entre le voir et les choses. Certains résistent à cette fascination vorace ; d’autres n’y cèdent qu’un moment, saisis d’une vision qui ne sait plus ce qu’elle perçoit ; beaucoup se hâtent – inconscients ? – vers l’extase qui sera la fin de leur monde.

Vous semblez surpris. C’est vrai, il est terrible de voir. […]

Voilà ce que serait l’éblouissement de la fin : une absorption des objets et des sujets dans l’acte de voir. Aucune violence, mais le seul déploiement de la présence. Ni pli, ni trou. Rien de caché et donc rien de visible. Une lumière sans limites, sans différence, neutre en quelque sorte et continue. […] Nos travaux s’engloutissent doucement dans cette extase silencieuse. Sans catastrophe et sans bruit, simplement devenu vain, notre monde, immense appareil né de nos obscurités, finit.

Il est compréhensible que la peur se mêle à la fascination chez les marcheurs partis en quête de la vision. Quel pressentiment les précipite vers la clarté ? Je suis partagé et je ne sais que dire. Tantôt j’ai des pensées mauvaises. Je m’imagine que ces pèlerins cherchent ce qu’ils sont assurés de ne pas trouver. Et puis voilà, un beau jour, un jour aveuglant ça leur arrive. S’ils s’en tirent, ils portent désormais cette mort éblouie, muets d’avoir vu à leur insu. Tantôt je me laisse prendre moi-même au désir de voir, comme tout le monde je suppose. […]

J’ai connu cela en mon pays, dit enfin le visiteur. L’expérience dont vous parlez y est banale. Tout y est déjà gagné par la clarté. Je voyageais en espérant découvrir un lieu, un temple, un ermitage où loger la vision. Mon pays se serait aussitôt mué en une terre de secrets, par le seul fait d’être éloigné de la manifestation. Mais vos doutes me renvoient à ma plaine sans ombre. Il n’y a pas d’autre fin du monde. »

 

Michel de Certeau, La faiblesse de croire, Points Essais, 1987, pp 307-10.

Publié dans : Les inattendus
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Quo vadis ?

  • : Medellia au V.I.T.R.I.O.L: creuse, trouve.
  • Medellia au V.I.T.R.I.O.L: creuse, trouve.
  • : "Un livre qu'on soutient est un livre qui tombe" disait Rivarol. En le ramassant on se blesse. Il convient alors ensuite de "porter élégamment la cuirasse".

Pense bête

Fils d'hommes, jusques à quand aurez-vous le cœur lourd, aimerez-vous des riens, rechercherez-vous le mensonge ? » (Psaumes 4,3)

Vitriol


I am the true green and golden Lion without cares
In me all the secrets of the Philosophers are hidden

"Ne l'oubliez jamais, pendant que vous mesurerez vos abîmes..."

 

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