Ecrits vains : à moi

Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /2006 12:27

 

 C’est pour ça qu’il était revenu.

Pour la mer immédiate, celle qu’on n’apprend pas, celle qui déplace le cœur.

C’était juste ça pour lui, l’amour vrai: ce qui déplace les organes.

Il n’était pas nécessaire de s’en faire à présent.

 

Le requin-tigre fit demi-tour brusquement et fonça droit sur lui, rejoint immédiatement par un deuxième, puis un troisième.

 

Quelle béatitude, là, étendu sur les flots. Les larmes coulent, rivalisent avec le sel de l’océan. Le soleil brûle le visage, la nuque se détrempe. En dessous, l’évolution. En dessous, le repos. La blancheur de la peau en illusion d’optique. La roche calme. Le mouvement ample. Le coeur calciné. Le pourpre en volutes se déversant de ses veines dans le liquide des siècles iodés. Les peaux abrasives et les mâchoires aveugles lacérant le paradis limpide.

La rage et la  paix de finir d’exister.

 

Liam savait bien qu’au fond, il était revenu pour ça.

 

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Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /2005 17:00

Parce que sortir ça fait trop mal…trop de lumière et d’espace, de gens à voir de choses à faire, à manger…pour rentrer ensuite peut-être que non, je ne vais pas y aller au final.

 

 

 

Parce que je vis dans la fumée, cherchant l’éclaircie, et la regrettant finalement, incapable de supporter sa pureté.

 

 

Parce que cette dernière porte contre laquelle je me suis précipitée était parsemée de pieux et que je me vide de mon sang sans avoir pour autant réussi à l’ouvrir.

 

 

 

 

Alors peut-être que non, au final, je ne vais pas y aller.

 

 

 

Et puis la peur au ventre, si ce n’était encore que cela.

Et puis les mots qui bloquent, si ce n’était encore que cela.

Et puis les pages tournées, blanches et coupantes, si ce n’était encore que cela.

 

 

 

Mais toi, toi tu seras là.

Et je me disperserai dans ta fureur. Je me noierai dans ton flot d’énergie. Je disparaîtrai dans tes yeux trop vivants pour l’ombre que je suis.

 

 

Et puis toi, si ce n’était encore que cela.

Et puis ton âme inaccessible, ses états si bouleversés, si ce n’était encore que cela.

Et puis mon cœur qui bat si fort que le plancher en tremble, si ce n’était encore que cela.

 

 

 

Mais la vie, la vie elle sera là.

Et je sourirai devant ce qu’elle est que je ne suis pas. Je chercherai désespérément ses bonnes grâces. Je trahirai le sombre pour un seul de ses clins d’œil.

 

 

 

Et puis la vie, si ce n’était encore que cela,

Et puis mon désir de vibrer, si ce n’était encore que cela,

Et puis toi et moi, et la vie, dans cette pièce, si ce n’était encore que cela.

 

 

 

Mais je n’ai pas été invitée à cette fête là.

 

 

 

 

Alors peut-être que non, au final, je n’irai pas.

 

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