Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /Jan /2006 14:18

Lord of war, d’andrew Nicoll, sortie 04/01/2006

 

Ou comment le cynisme aura raison du Monde

 

Yuri Orlov (Nicolas Cage), immigré ukrainien, avec l’aide de son jeune frère (Jared Leto) qu’il manipule autant que sa femme, monte sa fortune en devenant le plus gros marchand d’armes du monde. Il pactise ainsi avec tous les plus grands chefs d’Etats, et fournit à lui seul les ¾ des armements nécessaires à quelques uns des plus importants conflits du moment, tout en échappant méticuleusement à Interpol, ayant dépêché son agent le plus acharné et intègre, Jack Valentine (Ethan Hawke). Il nous offre ainsi, au gré de sa réussite croissante et de ses périples divers, sa vision pragmatique, cynique et blasée du chaos organisé et capitalisé auquel il contribue.

 

Impeccablement réalisé sans tomber dans les dérives du sur-stylisé, interprété intelligemment, sans pathos ni larmoiement, Lord of war nous affecte insidieusement et douloureusement en nous délivrant un message dépassionné, non moralisateur et désabusé, à l’image de son personnage principal, splendide et décadent, odieux mais parfaitement admirable pourtant dans sa constance et son brio : le monde tombe en ruines, les salauds sont rois, il faut s’abstenir de prendre parti pour survivre et intégrer parfaitement les rouages de cette insupportable machine, et être son alliée, pour pouvoir la supporter.

 

Le plus injuste étant encore que vous vous en tirerez haut la main. Mais combien de temps ?

 Catchlines :

 

-1 habitant sur 12 dans le monde est armé, la question étant…comment armer les 11 autres ?

 

- La première fois que vous vendez une arme, c’est comme la première fois en amour :                  vous n’y connaissez strictement rien, vous faites tout mal et avec précipitation et c’est     généralement beaucoup plus bref que ça n’aurait du l’être.

 

- Je ne vous dit pas d’aller en Enfer, car je sais que vous y êtes déjà.

 

- Il est normal de commencer une relation dans le mensonge et la trahison, ce qui se tient, quand on voit la façon dont généralement elle se termine.

 

- On dit généralement : «  le Mal triomphe quand le bien ne fait rien » alors qu’il faudrait juste dire : « le Mal triomphe. »

 

- La Kalachnikov A 47est une arme d’une facilité d’utilisation étonnante. Même un enfant pourrait s’en servir, et d’ailleurs, ils le font.

Publié dans : Cinéma cinéma
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Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /Déc /2005 17:00

Parce que sortir ça fait trop mal…trop de lumière et d’espace, de gens à voir de choses à faire, à manger…pour rentrer ensuite peut-être que non, je ne vais pas y aller au final.

 

 

 

Parce que je vis dans la fumée, cherchant l’éclaircie, et la regrettant finalement, incapable de supporter sa pureté.

 

 

Parce que cette dernière porte contre laquelle je me suis précipitée était parsemée de pieux et que je me vide de mon sang sans avoir pour autant réussi à l’ouvrir.

 

 

 

 

Alors peut-être que non, au final, je ne vais pas y aller.

 

 

 

Et puis la peur au ventre, si ce n’était encore que cela.

Et puis les mots qui bloquent, si ce n’était encore que cela.

Et puis les pages tournées, blanches et coupantes, si ce n’était encore que cela.

 

 

 

Mais toi, toi tu seras là.

Et je me disperserai dans ta fureur. Je me noierai dans ton flot d’énergie. Je disparaîtrai dans tes yeux trop vivants pour l’ombre que je suis.

 

 

Et puis toi, si ce n’était encore que cela.

Et puis ton âme inaccessible, ses états si bouleversés, si ce n’était encore que cela.

Et puis mon cœur qui bat si fort que le plancher en tremble, si ce n’était encore que cela.

 

 

 

Mais la vie, la vie elle sera là.

Et je sourirai devant ce qu’elle est que je ne suis pas. Je chercherai désespérément ses bonnes grâces. Je trahirai le sombre pour un seul de ses clins d’œil.

 

 

 

Et puis la vie, si ce n’était encore que cela,

Et puis mon désir de vibrer, si ce n’était encore que cela,

Et puis toi et moi, et la vie, dans cette pièce, si ce n’était encore que cela.

 

 

 

Mais je n’ai pas été invitée à cette fête là.

 

 

 

 

Alors peut-être que non, au final, je n’irai pas.

 

Publié dans : Ecrits vains : à moi
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  • : Medellia au V.I.T.R.I.O.L: creuse, trouve.
  • Medellia au V.I.T.R.I.O.L: creuse, trouve.
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